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POLITIQUE. Le candidat PS, qui dévoile peu à peu son dispositif de campagne, regrette l’autonomie de ses alliés.

Au compte-gouttes, il lance sa campagne avant de donner le véritable coup d’accélérateur, en janvier. Alain Le Vern, le président PS de la Région, en lice pour un troisième mandat, vient de confier la direction de sa campagne à Laurent Logiou, élu havrais et vice-président du conseil régional. Les deux hommes travaillent ensemble depuis des années et Laurent Logiou retrouve ainsi une fonction qu’il occupait déjà lors du dernier scrutin, en 2004.
Le week-end prochain, nouvelle étape dans la logistique de campagne. Alain Le Vern dévoilera le nom de son porte-parole. Sauf surprise, il devrait s’agir de Guillaume Bachelay, le secrétaire national du PS à l’Industrie, adjoint au maire de Cléon et actuellement conseiller général du canton de Caudebec-lès-Elbeuf.

« Machines à broyer »
Tout est prêt du côté d’Alain Le Vern. « Je suis capable de prouver tout ce que je dis et tout ce que j’ai promis, confie-t-il. Je suis serein. » Pas question, pour le candidat, de se laisser émouvoir par l’autonomie décidée par ses alliés depuis douze ans, les Verts, puis les communistes. « Je le regrette car il y a de vrais liens d’amitié avec eux, explique Alain Le Vern. Nous ne sommes pas en désaccord. Mais ils sont victimes de leur machine à broyer. »
Des « machines », qui, aux yeux du candidat, portent un nom. Ou plutôt deux : Daniel Cohn-Bendit pour les écologistes, Marie-George Buffet pour le PCF. « Chacun veut se refaire sur le dos du PS car nos performances médiatiques nationales ne sont pas au top même si nous remportons, un peu partout, les élections partielles », constate Alain Le Vern. Constat d’échec après douze ans de gestion en commun ? « Ce serait le cas si nous étions la seule région dans ce cas, ajoute-t-il. En réalité, les Verts, après leur succès aux européennes, ont dit qu’ils allaient inventer du Cohn-Bendit partout et le PCF, après avoir beaucoup hésité, veut partir seul parce qu’en juin, il a réalisé un score légèrement supérieur à celui de Marie-George Buffet à la présidentielle. »

« La règle à calcul »
Déçu, malgré tout, de voir ses alliés prendre le large alors qu’ils ont voté « toutes les délibérations », Alain Le Vern explique que sa porte restera ouverte jusqu’au 14 février, date du dépôt des listes. Au-delà, c’est le verdict des urnes qui parlera. Celles qui auront obtenu moins de 5 % ne pourront pas fusionner, les autres, entre 5 et 10 %, y seront autorisées. « Nous sortirons alors la règle à calcul », souligne Alain Le Vern, peu enclin, par ailleurs, à faire des concessions sur son programme, « sauf à la marge ».
Stephane Siret

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