« Réfugiés : être à la hauteur de la Normandie » [Tribune]

« Réfugiés : être à la hauteur de la Normandie »

Chaque jour des milliers de femmes, d’hommes et d’enfants fuyant la guerre et la misère arrivent sur le sol européen. L’accueil de ces réfugiés est un défi lancé à l’Europe toute entière. Singulièrement à la France, pays des Droits de l’Homme qui fut et reste la terre d’accueil de tant de peuples opprimés. Hier italiens, républicains espagnols, portugais, ‘boat people’, yougoslaves, kosovars ; aujourd’hui kurdes, soudanais, irakiens, congolais, syriens… Tordons le cou aux caricatures : l’immense majorité de ces hommes, femmes, enfants, ne sont pas des migrants économiques irréguliers ; ce sont des réfugiés qui fuient la dictature, les persécutions, les bombes.

La France agit avec solidarité et responsabilité, à l’image de notre Ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve dont nous tenons à saluer l’action exemplaire. La France prend sa part de l’indispensable effort, dans le respect du droit. Notre politique migratoire est maîtrisée : il n’y a pas plus de 100 000 demandes d’asile, dans un pays qui compte près de 67 millions d’habitants. La France traque les filières de passeurs, reconduit les personnes en situation irrégulière. Faire croire à une prétendue « invasion migratoire » est un mensonge dangereux et indigne.

Et en Normandie ? Alors que le démantèlement de la ‘jungle’ de Calais appelle une solidarité de toutes les régions de France, alors que plusieurs communes normandes, de sensibilités politiques différentes, accueillent déjà des réfugiés et se sont déclarées prêtes à en accueillir d’autres, le Président de Région Hervé Morin et ses homologues des cinq Départements Normands ont choisi d’adopter le même discours que Laurent Wauquiez ou Christian Estrosi : « on ne veut pas que le littoral normand se ‘calaisise’ » ; « pas de ‘mini-Calais’ sur les bords de Manche ». Nous regrettons ces propos qui ne sont à la hauteur ni de l’enjeu, ni de l’Histoire de notre Région.

Car de quoi parle-t-on exactement ? D’accueillir dans des Centres d’Accueil et d’Orientation, petites structures intégralement financées par l’Etat, très encadrées et qui n’ont rien de ‘mini-Calais’, 600 personnes supplémentaires en Normandie. C’est-à-dire 0,018% de la population régionale. 0,018%, ce serait insoutenable, ce serait une menace ? Avons-nous déjà oublié, amnésiques esclaves de l’instant que nous sommes, cette photo bouleversante, publiée il y a douze mois presque jour pour jour, du petit Aylan Kurdi, 3 ans, mort sur les rives de la Méditerranée, dont la tragédie fut justement rappelée à l’occasion de la cérémonie de réparation de l’église du Père Hamel, à Saint-Etienne-du-Rouvray ?

La Normandie n’est pas n’importe quelle région. Elle a une Histoire singulière. Libérés il y a 72 ans par des Américains, Anglais, Canadiens, Français du commando Kieffer, les Normands savent, peut-être un peu plus qu’ailleurs, ce que notre région, notre pays doivent à la solidarité des peuples. C’est aussi en Normandie que se réfugièrent, pendant la terrible Grande Guerre, tant de Français venus de Picardie et du Nord (dont Calais !) et des dizaines de milliers de Belges autour de leur gouvernement en exil à Lire la suite

8 mars : les socialistes au rendez-vous !

A l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, Florence MARTIN-PÉRÉON, Secrétaire fédérale aux Droits des Femmes, à l’Égalité et à la Parité du Parti socialiste de Seine-Maritime – militante Havraise et Nicolas ROULY, Premier Secrétaire Fédéral font le bilan de 4 années d’amélioration des droits des femmes.

Flyer 8 Mars 2016 Femmes-3

En quatre années les droits des femmes ont évolué positivement dans de nombreux domaines. La loi du 4 août 2014 a permis de nombreuses avancées :

Dans le monde du travail : avec la mise en place de pénalités financières pour les entreprises qui ne font pas d’efforts en matière d’égalité femme/homme (égalité salariale, mixité des métiers, frein dans le déroulement de carrière) mais également avec l’introduction de la parité dans les conseils d’administration et l’encouragement de l’entrepreneuriat féminin.

Dans le monde associatif, avec la promotion de l’égalité femme/homme dans les instances dirigeantes des fédérations sportives ou la promotion du sport féminin.

Pour préserver la notion de choix : avec la prise en charge de l’intégralité des coûts liés à une Interruption Volontaire de Grossesse (IVG). Lire la suite

Catherine Troallic : « La déchéance de la nationalité n’est pas la bonne réponse face aux terroristes »

11329786_477053642461229_1075444016347868577_n

La déchéance de la nationalité n’est pas la bonne réponse face aux terroristes : mettons rapidement fin à ce faux débat ! 

Loin des passions déchaînées qui dépassent les clivages droite-gauche ces dernières semaines, je veux en toute sérénité donner mon avis sur l’introduction dans la Constitution de la déchéance de nationalité.

La déchéance de nationalité existe déjà dans notre droit pour les bi-nationaux selon certaines conditions. Et pourtant, elle n’a jamais empêché, jusqu’à présent, le moindre attentat, ni les actes de violence proférés par les terroristes.

Cette mesure, si elle est introduite dans la loi fondamentale et étendue aux Français nés en France, sera donc, à mon sens, tout aussi inefficace. Elle ne découragera aucun candidat à se faire exploser au milieu de la foule. Face à un terrorisme aussi particulier, l’efficacité de la déchéance de nationalité des binationaux est absolument dérisoire car, pour être déchu de la nationalité française, il faut que le terroriste soit binational, vivant, jugé, condamné et avoir exécuté sa peine…

En matière de lutte contre le terrorisme, il y a une exigence de résultat et d’efficacité et donc de sécurité et de protection.

Chacun peut comprendre et accepter qu’à la liberté, qui nous est pourtant si chère, on puisse faire des concessions en faveur de la sécurité en des moments extra-ordinaires. Chacun peut aussi se résoudre et entendre qu’il faille renoncer à certaines de ses espérances, mais non de ses valeurs, pour consolider la nation, lorsque celle-ci est menacée et pour renforcer notre République mise à mal.

Si je ne défends pas d’un même coeur la liberté et la sécurité, je veux au nom de notre liberté, davantage de sécurité. Cela passe par des moyens supplémentaires aux forces de l’ordre et de renseignement, à la justice, cela signifie aussi qu’il faille intensifier et soutenir les mesures prises par le gouvernement en la matière.

C’est pourquoi, sans état d’âme, j’ai voté l’état d’urgence qui restreint les libertés et confère aux autorités civiles des pouvoirs exceptionnels.

C’est pourquoi, je soutiens le Président de la République et son gouvernement dans les actions et mesures qu’ils ont prises ces derniers mois : plan de lutte contre la radicalisation violente des filières terroristes, loi relative à la lutte contre le terrorisme, loi sur le renseignement, mise en place de moyens humains et matériels au sein des ministères de l’Intérieur, de la Justice, de la Défense et des Finances, …

Si cette mesure ne vise pas l’efficacité mais le symbole, elle doit être porteuse d’unité, de rassemblement et non de discorde. Faire la guerre aux terroristes, c’est aussi leur montrer que nous sommes unis et rassemblés et forts de nos valeurs qui sont le socle de notre République. C’est mettre tout en oeuvre pour redonner force à notre idéal républicain.

La force de notre République, c’est son unité. Toucher à ses principes en intégrant la déchéance de nationalité dans la loi fondamentale, serait finalement déposer les armes républicaines face aux forces de la haine. Face à l’atteinte faite à notre République, c’est la République qui doit répondre avec ses armes.la bonne 

Catherine Troallic
Députée de la 8ème circonscription de Seine-Maritime
Conseillère régionale de Normandie

Pascale Boistard, la secrétaire d’État chargée des Droits des femmes, au Havre

Pascale BOISTARD, Secrétaire d’Etat aux droits des femmes, était au Havre vendredi 27 février.
En présence, notamment, de Florence MARTIN-PEREON (Vice-présidente du Département en charge de l’aide sociale à l’enfance et de la protection maternelle et infantile), de Catherine TROALLIC (Députée de la 8ème circonscription, Conseillère régionale), la Ministre s’est rendue au CMS de Caucriauville pour rencontrer l’ensemble des personnels de la PMI (médecins PMI, infirmières puéricultrices, sages-femmes…) et a ensuite échangé avec l’association GAMS (Groupement pour l’Abolition des Mutilations Sexuelles). Plus tard dans l’après-midi un débat était organisé au Tetris autour de la place des femmes dans le secteur culturel.
Pascale Boistard, « femme de combat » comme le titrait le Havre-Libre, a terminé cette journée havraise par une rencontre privée avec les militants socialistes en présence de Nicolas MAYER-ROSSIGNOL (Président de la Région Haute-Normandie) et Matthieu Brasse (Secrétaire de section, Député suppléant). Plus d’une heure d’échange sur ce qu’a fait ce gouvernement de Gauche avec les collectivités locales pour les droits des femmes et rappeler que c’est grâce aux socialistes (la droite a voté contre) que le nouveau mode d’élection des conseillers départementaux (élection les 22 et 29 mars prochains) permettra aux assemblées départementales d’être paritaire.

États généraux des socialistes : les militants de l’agglo au travail !

Les adhérents socialistes de l’agglomération du Havre se sont réunis par deux fois dans le cadre des États généraux des socialistes. Lancés à l’Université d’été de La Rochelle et se concluant le 6 décembre, les États généraux des socialistes sont un large processus de consultation militante visant à redéfinir la carte d’identité du Parti Socialiste au XXIè siècle, dans un monde qui a changé : « s’interroger sur nos façons d’être et de faire, sur ce que nous sommes et ce que nous voulons ».

Etats généraux PS agglo 2

A l’initiative de leurs Secrétaires de section – Matthieu Brasse, Jérôme Dubost, Daniel Brière – Les sections socialistes de l’agglomération – Le Havre, Montivilliers, Harfleur-Gainneville-Gonfreville l’Orcher – se sont réunies le 27 septembre à Montivilliers et le 8 novembre à Harfleur pour réfléchir et travailler à la réalisation de contributions autour de 6 tables rondes :
– Entreprise et ré-industrialisation
– Croissance et social-écologie
– Nation et intégration
– Europe et souveraineté
– Démocratie et représentation / Droits et individus
– Etat social et service public

A l’issue de ces réunions ayant réuni successivement 140 adhérents, 10 contributions ont été adoptées et adressées au Comité national de pilotage et visibles sur le site internet spécialement dédié à l’événement : http://www.etats-generaux-des-socialistes.fr/

Voici pour exemple quelques thématiques volontaristes de ces contributions :
–      Problématique de croissance
–      Droit à mourir dans la dignité Lire la suite

Communiqué du MJS Le Havre : manifestations pour une paix juste et durable

Communiqué de presse du Mouvement des Jeunes Socialistes havrais appelant à participer à la manifestation ce samedi à 14 h 30 au Havre pour une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens.

La section socialiste du Havre s’associe à cet appel et des militants jeunes, et moins jeunes, seront présents ce samedi.

Les Jeunes Socialistes invitent chaque citoyen-ne à participer aux manifestations organisées  à l’appel du Collectif national pour une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens.

Au Havre, la manifestation aura lieu samedi 26 juillet à 14h30 au départ de l’hôtel de ville, comme les précédentes.

Nous refusons de voir le conflit israélo-palestinien importé en France et instrumentalisé pour diffuser la haine. Le droit, la paix et la justice doivent l’emporter.

L’offensive israélienne sur Gaza ayant déjà fait plus de 600 morts et 1000 blessés Palestiniens doit cesser. Par ailleurs, le retrait immédiat des forces israéliennes de Gaza est nécessaire. La communauté internationale, et de surcroît la France, ne peuvent cautionner la politique de la surenchère appliquée par l’État d’Israël. Les Jeunes Socialistes réaffirment leur engagement pour la solution à deux États, garantie nécessaire de sécurité pour les Israéliens et les Palestiniens.

Les Jeunes Socialistes condamnent par ailleurs toute forme de racisme et d’antisémitisme. Le droit de manifester pacifiquement et la liberté d’expression doivent être garantis, mais ne peuvent servir de prétexte à une libération de la parole haineuse qui aboutirait à instaurer un conflit dérivé.

MJS Le Havrehttp://mjs-lehavre.fr/pour-la-paix-conflit-israelo-palestinien/

Conflit israélo-palestinien : le PS appelle à la paix

Communiqué du Parti socialiste du 18 juillet 2014

« Alors que l’armée israélienne est entrée dans la Bande de Gaza, le Parti socialiste appelle à l’arrêt des combats et à la reprise des discussions pour arriver à un accord de paix.

Après plus d’une semaine de tirs de roquettes auxquels répondent des frappes aériennes, le monde entier a vu le nombre des victimes. Des enfants sont morts, des familles palestiniennes et israéliennes sont endeuillées et on est au bord du chaos, car l’insécurité nourrit les positions jusqu’auboutistes de tous bords.

Maintenant il faut que cessent les combats. Le Parti socialiste soutient la position du Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki Moon qui déplore l’offensive ainsi que la demande d’une trêve d’urgence faite par le Président de la République François Hollande.

Il faut qu’au-delà de ces appels, la Communauté internationale prenne ses responsabilités et pèse de tout son poids pour l’arrêt des combats, le soutien humanitaire aux populations ainsi que la relance et la réussite du processus de paix. »

paixhttp://www.parti-socialiste.fr/communiques/conflit-israelo-palestinien-le-ps-appelle-la-paix

Les socialistes havrais au rassemblement pour la Paix dans la paix

Une grande absente à la Codah : la parité !

Suite à l’installation des élus de la Codah et au 70ème anniversaire du droit de vote des femmes, Catherine Troallic constate avec regret que la parité dans la répartition des vice-présidence de la Codah est loin d’être atteinte. Ci-après son communiqué.

Nouvelle image

« Alors que nous fêtons cette année le 70ème anniversaire du droit de vote des femmes et que chacun sait combien les femmes sont encore sous-représentées dans la vie politique, je constate, avec regret, que sur les 14 vice-présidents désignés à la Codah, on dénombre seulement 3 femmes.  Le fait que deux d’entre-elles soient 1ère et 3ème Vice-présidente est certes important mais reste symbolique au regard de l’objectif de parité. J’observe qu’à la CREA ou à la Région Haute-Normandie par exemple, les Vice-présidences sont paritaires. Au plan national comme au plan local, il reste beaucoup à faire pour que les mentalités évoluent et que l’égalité femmes-hommes avance ! « , souligne Catherine Troallic, députée de Seine-Maritime et conseillère régionale de Haute-Normandie.

 

Nelson Mandela, une vie de combat pour l’Égalité

Nelson Mandela est décédé le 5 décembre 2013 à la veille de ses 95 ans. Retour sur la vie du combattant pacifiste pour l’égalité des droits de l’homme et l’homme d’Etat sud-africain.

mandelareleased-tl

Nelson Mandela, né le 18 juillet 1918 à Mvezo (Union d’Afrique du Sud) fut l’un des piliers de la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud. Après 27 années passées dans les prisons de Robben Island et Pollsmoor, Nelson «Madiba» Mandela est devenu président de la République d’Afrique du Sud de 1994 à 1999, lors des premières élections nationales non raciales de l’histoire du pays.

La non-violence et la volonté inamovible

Entré au Congrès national africain (ANC) en 1944 pour lutter contre la ségrégation raciale imposée par la minorité blanche, il devient l’un des premiers avocats noirs du pays et s’inspire de la non-violence prônée par Ghandi pour lutter contre l’apartheid. Après le massacre de Sharpeville et l’interdiction de l’ANC en 1960, Mandela fonde et dirige la branche militaire de l’ANC qui préfère saboter bâtiments publics et militaires à une guerilla, pour préserver les vies humaines et ménager «les meilleures chances aux relations interraciales.»

Guerre froide et emprisonnement

Le 12 juillet 1962, Nelson Mandela est arrêté sur indication de la CIA, puis condamné à la prison et aux travaux forcés à perpétuité lors du procès de Rivonia. Ce procès et l’apartheid sont eux-mêmes condamnés par les Nations Unies.

Libération, fin de l’apartheid et prix Nobel

Après vingt-sept ans de prison dans des conditions très dures, Nelson Mandela est libéré le 11 février 1990. Il soutient alors la réconciliation et la négociation avec le gouvernement du président Frederik de Klerk. Les dernières lois séparatistes sont abolies en juin 1991. En 1993, Nelson Mandela recevra avec de Klerk le prix Nobel de la paix pour avoir mis fin au régime d’apartheid.

Le père de la «nation Arc-en-ciel»

Il devient le premier président noir d’Afrique du Sud en 1994. Il se retire de la vie politique active après son mandat. Nelson Mandela restera toutefois engagé aux côtés de plusieurs associations de lutte contre la pauvreté et contre le sida, salué comme le père de la «nation arc-en-ciel » sud-africaine, et écouté par le monde entier s’agissant des droits de l’homme.

Lire la suite