Mittal ne respecte pas la France : nous, députés, soutenons la fermeté de Montebourg

Catherine Troallic, Députée du Havre et de son agglomération fait partie comme ses collègues socialistes seino-marines Estelle Grelier et Dominique Chauvel des 40 premiers députés socialistes signataires de la tribune de soutien à la proposition d’Aranud Montebourg, Ministre du redressement productif en faveur du contrôle public temporaire du site Arcelor Mittal de Florange. En co-signant ce texte, Catherine Troallic encourage Arnaud Montebourg à poursuivre ce combat et à rassembler le plus largement autour de cette proposition. Catherine Troallic tient également à saluer cette initiative de soutien lancée par ses collègues Philippe Doucet, député-maire d’Argenteuil, et Laurent Baumel, député-maire de Ballan-Miré.

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/719661-mittal-ne-respecte-pas-la-france-nous-deputes-soutenons-la-fermete-de-montebourg.html

Mittal ne respecte pas notre pays

Aujourd’hui, Mittal ne respecte pas notre pays. Par des conditions de reprise intenables, il empêche le gouvernement de trouver des repreneurs sérieux et voue à l’échec les tentatives de sauvetage de Florange et de ses emplois.

En 2006, Mittal a mené une OPA hostile pour absorber Arcelor, fleuron européen de la sidérurgie. Depuis, il n’a respecté ni ses engagements, ni la France. Le site de Gandrange a été fermé en 2009. Le site de Florange n’a bénéficié d’aucun investissement pour accroître sa compétitivité. L’industriel indien complète lui-même le tableau : il se livre aujourd’hui à un chantage à l’emploi en impliquant les autres sites français de production.

Nous, députés de la Nation, considérons qu’il est temps d’arrêter de considérer comme la seule qui vaille la parole d’un dirigeant industriel dont les intérêts ne sont manifestement pas ceux de la France, de son tissu industriel, de ses emplois.

Pallier les défaillances de l’industriel indien

Nous, députés de la Nation, affirmons que l’État fait son devoir en envisageant de pallier aux défaillances de l’industriel indien. Il est temps de sortir de la chimère d’une économie sans usine, sans machine, comme si l’immatériel pouvait remplacer le travail de l’ouvrier, du contremaître, de l’ingénieur et son savoir-faire.

Nous, députés de la Nation, considérons que la sauvegarde des 2500 emplois d’un site rentable dans une région malheureusement touchée depuis longtemps par la crise doit être une priorité de l’action publique.

Nous soutenons la position d’Arnaud Montebourg

C’est pourquoi, nous soutenons la proposition de contrôle public temporaire du site dans les conditions qu’Arnaud Montebourg a déjà évoquées publiquement notamment avec l’accompagnement d’un partenaire industriel.

Pour parvenir au sauvetage du secteur automobile américain, Barack Obama s’est appuyé, en 2009, sur une intervention publique forte dans un pays où ce type d’intervention ne s’inscrit pas dans l’histoire industrielle. Sa réussite prouve que c’est par une action pragmatique et non pas idéologique que l’on peut intervenir dans l’économie de la mondialisation. Cela ne remet pas en cause l’attractivité du pays et montre la détermination du gouvernement dans sa politique industrielle.

Le 22 janvier 2012, François Hollande déclarait dans son discours du Bourget : « Nous devrons montrer nos armes. » En effet.

Les signataires :

Philippe Doucet, Laurent Baumel, Chaynesse Khirouni, Hervé Féron, Dominique Potier, Jean-Yves Le Déaut, Hugues Fourage, Corinne Narassiguin, Patrice Prat, Christophe Borgel, Christian Assaf, Jean-Paul Bacquet, Yann Galut, Julie Sommaruga, Arnaud Leroy, Christian Franqueville, Sébastien Pietrasanta, Vincent Burroni, Jean-Louis Destans, Nicolas Bays, Christophe Castaner, Joëlle Huillier, Eric Jalton, Stéphane Travert, Dominique Chauvel, Isabelle Bruneau, Monique Rabin, Laurent Kalinowski, Jean-Michel Villaumé, Martine Martinel, Estelle Grelier, Suzanne Tallard, Cécile Untermaier, Anne-Yvonne Le Dain, Olivier Dussopt, Sandrine Doucet, Chantal Guittet, Jean-Jacques Cottel, Catherine Troallic.

Jean-Marc Ayrault détaille les mesures pour un nouveau modèle français : compétitivité, croissance, emploi

Suite à la remise du rapport Gallois, Jean-Marc Ayrault a présenté ce mardi 6 novembre l’ensemble des mesures du gouvernement pour fonder le «nouveau modèle français».

Face au décrochage de notre économie depuis 10 ans, le Premier ministre a choisi d’adopter une stratégie claire dans la mondialisation, orientée vers la compétitivité, la croissance et créatrice d’emplois sur notre territoire.

Dès l’été, François Hollande a réorienté la construction européenne vers la croissance mais c’est maintenant à la France d’agir pour prendre toute sa place dans la mondialisation, être compétitive et créatrice d’emplois. Aujourd’hui, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault présente un plan pour la croissance, la compétitivité et l’emploi afin de relancer notre économie non pas par les déficits mais par la dynamique économique et ainsi préserver notre modèle social.

Investir, conquérir de nouveaux marchés, créer de l’emploi

Aujourd’hui nos entreprises doivent pouvoir conquérir de nouveaux marchés, et donc innover et monter en gamme. Cette montée en gamme ne se fera pas sans investissements supplémentaires et donc sans possibilités de financement accrues. Pour cela le gouvernement agit :

– L’accès au financement des PME. Les PME innovantes sont les premières créatrices d’emplois dans les territoires or celles-ci ont du mal à se financer. Le gouvernement agit pour les y aider par un fonds de 500 millions d’euros mais également la création de la banque publique d’investissement qui mobilise 42 milliards d’euros. Egalement, la réforme bancaire qui sera discutée en décembre 2012 permettra de mettre les banques au service du financement des entreprises.
– Produire ensemble. Afin d’affronter la compétition mondiale, Jean-Marc Ayrault a appelé à un renforcement des filières industrielles mais également à l’adoption de stratégies partagées pour l’export.
– La marque France : «Nous devons promouvoir ensemble la «marque France»! Pas seulement une signature mais un nouvel état d’esprit.»
Mais cette relance de l’économie française doit se faire également au profit de l’emploi en France. Pour cela, il faut une jeunesse mieux formée, des procédures simplifiées et une réduction du coût du travail.

– Formation des jeunes. Le gouvernement a donné la priorité à l’éducation, ceci se manifestera également par l’accès mis sur la formation professionnelle et un objectif de 500000 apprentis sur le marché du travail.
– Simplification des procédures administratives. Le gouvernement entend en 2013 avoir simplifié les 5 démarches administratives essentielles et ainsi favoriser les démarches entreprenariales.
– Un coût du travail abaissé de 20 milliards. Le Premier ministre a annoncé un allègement de 20 milliards du coût du travail sur trois ans sur les salaires compris entre 1 et 2,5 fois le SMIC sous forme de crédit d’impôt. Cette mesure sera financée pour 10 milliards par des économies supplémentaires sur les dépenses de l’Etat et pour 10 milliards par une restructuration des taux de TVA et une nouvelle fiscalité écologique. Au 1er janvier 2014, la TVA sur la restauration et sur les travaux de rénovation des logement sera portée de 7 à 10% et le taux normal passera de 19,6 à 20%. En revanche pour protéger les ménages les plus modestes la TVA sur les produits de première nécessité sera baissée et portée de 5,5 à 5%.

Des acteurs mobilisés

Jean-Marc Ayrault l’a rappelé, l’ensemble des acteurs doivent être mobilisés pour permettre à la France de réussir dans la mondialisation. Il rappelle que si l’Etat engage un effort sur la fiscalité et le coût du travail ce sera du «donnant-donnant».

« Le succès du pacte national pour la croissance, la compétitivité et l’emploi suppose l’engagement de l’ensemble des acteurs de l’économie française et en premier lieu des entreprises de notre pays. Un pacte, c’est un engagement réciproque. J’attends de chacun qu’il prenne ses responsabilités. »

1er octobre 2012 : le jour ou la TVA n’a pas augmenté


Le changement, c’est abroger une mesure injuste et infondée qui aurait affaibli la croissance, mis des personnes au chômage et amputé le pouvoir d’achat.
C’est au cours d’une allocution le 29 janvier que Nicolas Sarkozy avait annoncé sa volonté d’augmenter au 1er octobre 2012 la TVA d’1,6 points afin de compenser la baisse des charges patronales.
François Hollande avait répondu à cette annonce lors de sa visite à Brest du 30 janvier, qualifiant cette hausse d’inopportune, injuste, infondée et improvisée, et s’était engagé à supprimer cette mesure s’il était élu.
Après sa victoire le Président Hollande a rappelé sa promesse de campagne lors de son interview du 14 juillet :
« S’il y avait eu cette augmentation de la TVA telle qu’elle avait été votée, c’était 1,6 point de TVA, 11 milliards d’euros qui étaient prélevés sur les Français, qui aurait affaibli encore la croissance, mis des personnes au chômage, amputé le pouvoir d’achat : je m’y suis refusé. »

Nicolas Sarkozy, premier créateur de taxes depuis 2007

«La folie qui consiste à augmenter les impôts, à augmenter les taxes, je n’ai pas été élu pour ça», expliquait le candidat sortant en 2009. En réalité, la droite a créé ou augmenté plus de 45 taxes depuis 2007 :

Agissez contre la TVA Sarkozy !
Le candidat sortant a annoncé une hausse de 1,6 % de la TVA. Agissez contre cette mesure injuste et inéquitable !

Téléchargez notre tract :
Non à la TVA Sarkozy

AG de section conviviale et studieuse

Après la traditionnelle galette républicaine, les socialistes havrais et dionysiens ont débattu de la campagne présidentielle et du programme socialiste ce samedi matin.
Retraites, Education Nationale, AAA, finances, nucléaire, emploi … Tous ces dossiers ont été présentés par Alain Maire, animateur fédéral de la campagne présidentiel et militant havrais et Matthieu Brasse, secrétaire de section. Un débat de qualité a permis de répondre aux interrogations et de faire remonter les remarques des Havraises et des Havrais.

Venez nous retrouver régulièrement sur les marchés !

Le manque d’ambition pour l’agglo du Havre


Intervention de Laurent Logiou au conseil municipal sur le projet de la CDCI de fusionner la CODAH avec la communauté de communes de St Romain et de Criquetot L’esneval :

Mes chers collègues,
L’intercommunalité a toujours été une évidence pour nos familles politiques. La gauche contribue depuis le départ des lois de décentralisation à l’évolution de la carte intercommunale. Pour mémoire, alors qu’en 1998, la Haute Normandie était très en retard s’agissant du regroupement communal, le territoire haut-normand est devenu en 2008, sous l’impulsion de la Région, la première région française pour l’intercommunalité. Cette révolution silencieuse a été accélérée grâce à la démarche contractuelle engagée avec les Pays et les Agglomérations par la Région et les Départements.

La démarche du 276, unique en France, et la contractualisation qui en a découlé, a permis non seulement de rendre plus efficace la dépense publique et plus lisible l’action publique locale multi-partenariale mais elle a incité les communes à s’organiser en territoires de projets en permettant la réalisation concrète de nombreuses opérations en faveur du développement local à la fois en milieu urbain et rural.

Nous attendions des autorités préfectorales qu’elles s’appuient sur l’expérience acquise depuis des années sur les schémas de territoires autour des Pays et des Agglomérations. En effet le découpage des périmètres intercommunaux ne doit pas se faire avec des arrière-pensées électoralistes mais en respectant les dynamiques et les équilibres territoriaux au plus près des bassins de vies et des besoins des populations.

Résultat, aucune cohérence, aucune logique, aucune réelle concertation ne président à ces découpages, certains territoires ne sont pas concernés comme dans le pays de Caux, d’autres qui ont engagés des démarches sont oubliés comme le pays des hautes falaises, d’autres communautés de communes se voient proposer des fusions aux forceps comme dans le pays de Bray ou à Dieppe, d’autres encore répondent à des logiques partisanes. Dans de nombreux cas, ce sont les projets de territoires qui sont menacés alors même qu’ils répondent aux attentes de nos concitoyens. Au moment où les mesures gouvernementales en matière de fiscalité locale et le gel des dotations ont plongé de nombreuses collectivités dans l’incertitude freinant leur capacité d’initiative et d’investissement, il est particulièrement contre-productif – en termes de développement économique et d’aménagement du territoire – de les fragiliser davantage.

Pour ce qui concerne Le Havre, nous assistons au bal des « occasions manquées ». Que n’avons-nous pas entendus sur le Grand Pari du Grand Paris, sur le développement de l’axe Seine, sur la nécessaire gouvernance de ce magnifique projet. Mais au moment de passer à l’acte, de rattraper notre retard sur le grand Rouen et sa CREA, rien si ce n’est ce petit rapprochement avec les communautés de Saint Romain et de Criquetot .

Mais que vous est il arrivé messieurs, nous avons l’outil, l’AURH, l’habitude du travail en commun avec le comité des élus de l’estuaire, le projet de l’axe Seine, vous avez une majorité politique dans ces territoires ; le préfet prêt à vous soutenir, une loi qui vous permet d’agir et rien ou presque…vous pouviez créer le Grand Havre, un pôle métropolitain allant de Honfleur à Fécamp et de Caudebec au Havre que nous avions d’ailleurs proposé lors du débat des dernières municipales et pschitt….

Vous me direz certainement que c’est trop tôt, qu’ils ne sont pas prêts, qu’il faut avancer prudemment mais sûrement. Peut-être mais n’aurait-il pas fallu montrer la direction et proposer une stratégie…mais il n’en est rien.
Aujourd’hui quand on n’avance pas, en réalité, on recule…sur le développement économique, les transports, l’environnement, les grands équipements, il faut aller plus loin, plus vite, ensemble, suivre l’exemple de regroupements des CCI…

J’espère que les Havrais n’auront pas à pâtir de votre manque d’ambition, nous voterons contre cette délibération.

Communiqué de presse : Le président de la République veut-il la mort du Port du Havre ?

Le président de la République veut-il la mort du Port du Havre ?

Après deux ans et demi de négociations entre les partenaires sociaux de l’ensemble des places portuaires, un accord avait été acté selon la Fédération Nationale des Ports et Docks , par le ministre de l’Ecologie Jean-Louis Borloo et son directeur de cabinet Jean-François Carenco.

N. Sarkozy aujourd’hui, balaie d’un revers de main cet accord sur la pénibilité du travail.

Est-il vraiment conscient de l’impact d’un tel revirement, se rend-il compte que la paralysie du port risque d’entraîner les entreprises de l’économie havraise dans une spirale catastrophique. A quoi aura servi son discours sur le Grand Paris, si en contrepartie il condamne les entreprises à se détourner du Port du Havre.

Il est urgent que l’Etat reconnaisse le bien fondé de la négociation entre les partenaires sociaux et respecte l’accord négocié, au nom de la continuité républicaine,  et cela sans esprit de revanche. La paix sociale doit revenir sur le port du Havre !

Laurent LOGIOU

Vice-président du Conseil Régional de Haute-Normandie .

Conseiller Municipal de Havre

Inauguration du raccordement ferroviaire de la Brèque

Inauguration du raccordement de la Brèque par Catherine Troallic,

Je tenais à présenter  les excuses d’Alain Le Vern, président de la région Haute-Normandie, empêché par les conditions climatiques.
L’inauguration qui nous réunit  ce matin marque une étape importante dans la vie du GPMH. Ce raccordement ferroviaire, opérationnel depuis quelques jours, le 12 décembre, est un outil et un moyen pour le développement du port havrais auquel nous sommes tous attachés.
C’est donc positivement que nous voyons cet aménagement pour ce qu’il aura de conséquent pour l’emploi au Havre, dans la codah, et dans la région Haute-Normandie.
La montée en puissance de port 2000 devrait sans aucun doute s’accélérer grâce à cette connexion réseau ferré portuaire – réseau ferré national.
Nous devrions ainsi constater rapidement une accélération des acheminements de conteneurs dès le printemps 2011 avec  l’agrandissement des convois à 850m.
Ce projet, dans son ensemble, a reçu un soutien financier important de la Région HN puisqu’elle a subventionné à hauteur de 21%.  Son soutien à cet aménagement va dans le même sens que sa contribution à la remise en état de la section Serqueux – Gisors pour laquelle l’Etat, RFF et la région viennent de signer une convention.
La Région a été d’autant plus attentive à ce projet structurant qu’elle est attachée, comme vous tous, au développement durable. Le recours au ferroviaire et au fluvial, au roll-on roll off est une bonne chose encore insuffisamment développé à mes yeux, et de toute façon incontournable dans les années à venir.  Et puis, lorsqu’on voit l’hiver qui s’annonce, on aime mieux voir circuler les marchandises sur le fluvial ou le ferroviaire que sur la route.
Je terminerais simplement en souhaitant au port et à Mr Castaing une très bonne année 2011, que cette année puisse être le début d’une nouvelle expansion pour le GPMH.
Merci à tous.

AG et buffet républicain

Avec le soleil et l’énergie de proposer une alternative viable pour les Havrais,  les adhérents socialistes se sont réunis samedi 3 juillet afin de débattre de l’actualité et fêter l’année par un buffet Républicain.

Retraites, cantonales de 2011 mais aussi réflexion sur les agendas 21 de la ville du Havre étaient les débats du jour.

La matinée de travail s’est terminé par un buffet convivial.