Une Normandie, un grand aéroport normand !

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Suite à leur réunion annuelle, la Communauté d’Agglomération Havraise et son délégataire pour la gestion de l’aéroport du Havre-Octeville ont annoncé la suppression, dès le 31 juillet, de la ligne Lyon-Le Havre. Assurée jusqu’à présent par la compagnie Twinjet, cette ligne n’a pas trouvé son public avec un taux de remplissage des vols très faible (à peine 40%). Une énième preuve que la concurrence aéroportuaire en Normandie -trois aéroports dans un rayon de soixante kilomètres-  est politiquement injustifiable et financièrement insoutenable.

Depuis 2006, les Régions Haute et Basse-Normandie défendent l’idée d’un unique aéroport Normand, à Deauville. Les études l’ont montré, les chiffres le prouvent encore aujourd’hui : en plus de bénéficier d’un grand nombre d’atouts géographiques et touristiques, l’aéroport de Deauville-Normandie est celui qui connait la meilleure progression de trafic. Entre 2006 et 2013, le nombre de passagers empruntant l’aéroport du Havre-Octeville a sombré, divisé par trois (de 52 000 à 17 000) tandis que, dans le même temps, le nombre d’utilisateurs de l’aéroport Deauville-Normandie a plus que doublé (de 55 000 à 130 000).

Il y a quelques mois, Nicolas Mayer-Rossignol, Président de la Région Haute-Normandie, Laurent Beauvais, Président de la Région Basse-Normandie, et Philippe Augier, Maire de Deauville, ont écrit au Maire du Havre et Président de la CODAH pour le convaincre de l’utilité pour la ville du Havre et son agglomération, mais aussi pour tout le territoire Normand, de rejoindre la démarche interrégionale pragmatique qu’ils portent, au delà des clivages politiques, autour de l’aéroport de Deauville. A l’heure où nous construisons ensemble la Normandie, le groupe socialiste et divers gauche de la Région appelle de nouveau à faire le choix du rassemblement autour de l’aéroport de Deauville, dans l’intérêt du territoire et pour une gestion plus efficiente de l’argent public.

Laurent Logiou, Président du groupe Socialiste de la Région Haute-Normandie

Tribune LH Océane – OUI, la LNPN et toute la Vallée de la Seine, c’est maintenant !

Visuel LHOcéane PS-EELV-PRG

OUI, la LNPN et toute la Vallée de la Seine, c’est maintenant !

Le Premier Ministre, Jean-Marc Ayrault, a présenté, dès juillet, le plan d’investissements d’avenir pour la France. Cette ambition affichée par le Gouvernement, dans le respect de la maitrise des finances publiques, est une excellente nouvelle pour le Pays et plus particulièrement pour la Normandie et notre ville.

Fruit de la mobilisation des principaux acteurs, les décisions portent notamment sur la Ligne Nouvelle Paris Normandie avec les travaux nécessaires à Mantes-la-Jolie, les gares de Rouen et les raccordements vers Yvetot et LE HAVRE.

De même, l’électrification et l’aménagement de l’axe ferroviaire Serqueux – Gisors, permettront d’améliorer la desserte ferroviaire du Grand Port Maritime du Havre.

A comparer aux palabres Sarkosiens, sans un euro de financement, ces décisions placent les collectivités de la Vallée de la Seine dans une dynamique qui leur permettra de répondre aux enjeux d’attractivité économique et écologiques du XXIème siècle.

Tribune du groupe Socialiste – Europe écologie Les Verts – Radical de gauche dans LH Océane du 1er au 15 septembre

Avec la Gauche, Le Havre a un train d’avance !

Gare Le Havre
Mardi 9 juillet, Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, a présenté son plan d’investissements d’avenir pour notre pays pour les prochaines années. Nous saluons ces annonces qui placent la compétitivité et la transition écologique au cœur de ce plan. Le gouvernement a aussi choisi d’investir sur l’amélioration de la vie quotidienne de nos concitoyens que ce soit en matière de logement, de mobilité et de santé.

Pour les Havraises et les Havrais, l’une des excellentes nouvelles de ces annonces tient au fait que M. Ayrault a repris à son compte l’hypothèse la plus ambitieuse, le scenario 2, du rapport de la commission Mobilité 21. Ce scénario en faveur duquel nous plaidons depuis des années permettra le financement de l’électrification et l’aménagement de la déviation Serqueux-Gisors avant 2010, l’aménagement de la portion Paris-Mantes et la création d’une nouvelle gare de Rouen et d’une nouvelle voie entre Rouen et Yvetot avant 2020. Ces chantiers amélioreront les dessertes ferroviaires de notre port et aussi la fiabilité, la robustesse de nos lignes ainsi que le temps de parcours pour les voyageurs entre Le Havre et Paris.

Grâce à ses investissements, notre bassin industrialo-portuaire va être renforcé et mieux armé dans la compétition européenne notamment avec les ports du Range Nord. Il est à présent indispensable que la Codah prenne au plus vite des engagements financiers concrets à l’image de la Région Haute-Normandie qui a été pionnière en la matière.

Tribune LH Océane – Ligne Nouvelle Paris Normandie : la vérité au Havrais !

Visuel LHOcéane PS-EELV-PRG

Ligne Nouvelle Paris Normandie : la vérité au Havrais !

Investissement vital pour l’axe Seine, la Ligne Nouvelle Paris Normandie est désormais sur de bons rails ! Comme nous l’avons dit à chaque fois en conseil municipal, cette ligne se fera en plusieurs phases,  avec d’abord le doublement du barreau du Mantois, ainsi qu’une nouvelle voie Yvetôt-Rouen et une nouvelle gare à Rouen. Ce schéma dessiné par RFF, devrait permettre des liaisons entre Paris et Le Havre en 1h42 avant 2025 (contre 2h20 aujourd’hui) et 1h17 après 2030 et dégager ainsi des voies pour le fret ferroviaire.

Ce schéma soutenu par la Région et la chambre de commerce a enfin reçu le soutien du président de la Codah. Voilà qui tranche avec les « bla-bla », les procès d’intention, que la droite a pu nous faire y compris dans le magazine LH Océanes récemment. Nous nous réjouissons de cette belle, mais très récente unanimité, qui nous l’espérons sera entendue par le gouvernement. On pourra dire alors sur ce dossier: « il y a eu les diseux et de l’autre les faiseux ! »

Tribune du groupe Socialiste – Europe écologie Les Verts – Radical de gauche dans LH Océane du 15 au 30 juin

La Ligne Nouvelle Paris Normandie (LNPN) : c’est maintenant !

LNPN

L’association pour la Promotion de la Ligne Nouvelle Paris Normandie, regroupant les présidents des CESER des Régions Ile de France, Haute et Basse Normandie, les CCI Régionales, la chambre d’Agriculture de Normandie, des organisations syndicales, des entreprises, et des associations d’usagers de transports collectifs, vient de mettre en ligne une pétition pour demander à ce que la LNPN (Ligne Nouvelle Paris Normandie) soit considérée par le Gouvernement comme une infrastructure prioritaire.

Très concerné par ce dossier, qui permettrait à la fois d’améliorer les liaisons entre Le Havre, les autres grandes villes normandes et la capitale tout en favorisant le développement de l’Axe Seine, la section socialiste du Havre vous invite à signer cette pétition.

Si vous aussi vous souhaitez rejoindre le mouvement et ajouter votre nom à ceux des signataires, cliquez ici.

Communiqué de presse de Catherine Troallic sur le devenir de l’Ecole Nationale Supérieure Maritime au Havre

Depuis plusieurs semaines, et ce matin encore lors du Forum de l’Estuaire, des inquiétudes, des doutes et des rumeurs circulent sur le devenir de l’hydro au Havre.

Lors de son entrée en fonction, Frédéric Cuvillier, nouveau ministre des transports, de la mer et de la pêche a trouvé une Ecole Nationale Supérieure Maritime (ENSM) en très grande difficulté. A une situation financière extrêmement dégradée, s’ajoutait l’absence d’un projet d’établissement cohérent, un manque de réflexion sur les stratégies immobilières, des décisions contestables sur le regroupement de certains services supports et la défiance de la plupart des personnels et des élèves envers l’ancienne équipe dirigeante. La responsabilité du gouvernement précédent dans cette dérive l’ENSM est très importante. Mme Kosciusko-Morizet allait même exacerber les tensions, les inquiétudes et la concurrence entre sites en déclarant en décembre 2011 : « Il faudra faire un choix entre les différents sites que vous occupez aujourd’hui, et je suis ouverte à toutes les propositions que vous voudrez bien me faire ».

En moins de 6 mois, grâce aux efforts du nouveau gouvernement et du nouveau ministre, la situation a bien évolué même si les difficultés financières de l’école restent préoccupantes : un changement de cap salué par tous avec le maintien des 4 sites (Le Havre, Marseille, Nantes et Saint-Malo), un changement d’organisation avec la mise en place d’une nouvelle équipe dirigeante et, enfin, un changement de méthode avec la mise en chantier d’un nouveau projet d’établissement faisant place à une réelle concertation.

Dans ce contexte, avec Laurent Logiou Vice-président de la Région Haute-Normandie et conseiller municipal d’opposition, j’ai saisi récemment, par courrier, Frédéric Cuvillier au sujet de l’avenir de l’ENSM au Havre et du projet de construction d’une nouvelle école pour connaître les intentions ministérielles. Nous avons insisté sur l’importance de ce projet largement financé par les collectivités territoriales notamment la Région Haute-Normandie dont le but est de créer un pôle d’enseignement supérieur et de recherche d’excellence au Havre dans le domaine maritime et para-maritime en mobilisant l’ensemble des acteurs concernés. Bien que nous n’ayons pas reçu à ce stade de réponse formelle, nous sommes convaincus que ce projet se fera et nous continuerons à plaider en ce sens, avec confiance et exigence, auprès du ministre concerné pour qui l’avenir des formations maritimes est une dimension essentielle de la politique maritime intégrée qu’il entend mettre en place.

Catherine Troallic
Députée de la Seine-Maritime
Conseillère régionale de Haute-Normandie

Les élus socialistes havrais refusent le départ des lignes africaines de la CMA-CGM !

Suite à une réunion qui s’est tenue jeudi soir avec les représentants syndicaux CFDT de la CMA-CGM, Laurent Logiou, Vice-président de la Région Haute-Normandie et chef de file de l’opposition socialiste municipale, et Catherine Troallic, Députée de Seine-Maritime, réagissent par rapport à la décision de la direction de la CMA-CGM de transférer les lignes africaines (ex-Delmas) de l’armement du Havre à Marseille.

Nous comprenons et partageons l’inquiétude des représentants syndicaux et du personnel de la CMA-CGM. Si cette décision était exécutée ce serait un coup rude porté à l’emploi dans le secteur maritime au Havre alors que nous avons tous les atouts pour qu’il se développe.

« Dès que les premières informations nous sont parvenues sur ce projet, j’ai pris l’attache du cabinet de M. Montebourg pour les alerter. Je viens de saisir officiellement le ministre du redressement productif du sujet par voie de question écrite afin d’obtenir toutes les informations et les détails sur l’accord conclu entre le FSI et la CMA-CGM notamment sur la nature des contre-parties exigées et exigibles », rappelle Catherine Troallic.

Il ne s’agit pas, à ce stade, de préjuger de l’opportunité de l’entrée du FSI au capital de la CMA-CGM qui peut être utile au développement du 3ème armateur français qui est endetté. C’est une question qui est d’ailleurs évoquée depuis 2009. Mais nous tenons à rappeler que, contrairement à la politique de la droite menée pendant des années, dès lors qu’il y a intervention de la puissance publique, il y a droit de regard de la puissance publique ! L’Etat a son mot à dire et doit obtenir toutes les garanties de la part du groupe notamment sur le maintien de l’emploi dans ce secteur au Havre. Il serait incompréhensible que d’un côté le Fonds stratégique d’Investissement entre au capital à hauteur de 115 millions d’euros et que, de l’autre côté, la direction de la CMA-CGM soit prête à dépenser, selon les estimations des syndicats, de 20 à 25 millions d’euros pour délocaliser une partie de ses activités et de ses personnels du Havre à Marseille !

« La stratégie consistant à déshabiller Paul pour habiller Jacques avec l’emploi de fonds publics ne serait pas acceptable et serait très mal perçue à juste titre par les salariés et les syndicats ! Ce n’est pas le gel du plan que nous attendons de la part de M. Saadé et de la direction du groupe de la CMA-CGM mais bien un retrait de ce plan. Je veux aussi rappeler que la Ville du Havre avait aidé financièrement en 1996 l’arrivée de ce groupe, cela créé une vraie responsabilité à la direction de la CMA-CGM envers notre territoire et ses habitants. Je trouve d’ailleurs que le manque de combativité de M. Philippe, Maire du Havre, sur le sujet est très regrettable. Effectivement si rien n’est fait, ni tenté, ce plan sera, comme il le soutient, inéluctable», insiste Laurent Logiou.

Réponse à Edouard Philippe sur le choix de l’aéroport interrégional de Deauville-Normandie

Suite à la réponse d’Edouard Philippe, après la parution de l’interview d’Alain Le Vern sur l’aéroport interrégional de Normandie Deauville et la mise en cause des choix de M. Philippe, Président dela CODAH, sur l’aéroport d’Octeville, paru dans le Havre Presse d’hier, Laurent Logiou, VicePrésident de la Région et chef de file des socialistes havrais et de l’agglomération, réagit.
J’ai été étonné des propos de M. Philippe: sur le service à la population, personne n’ignore les pertes d’exploitation répétées de l’aéroport d’Octeville, le recul du trafic puisque l’on est passé de 52 315 passagers en 2006 à 29 915 en 2011, pendant que l’aéroport de Deauville Normandie confirme sa place de premier aéroport normand avec une progression de trafic de 55 021 passagers en 2006 à 130 000 passagers en 2011, et ce n’est pas pour rien quela CCIdu Havre s’est désengagée d’Octeville et que l’ensemble des CCI Régionales se sont engagées pour l’aéroport interrégional de Deauville. Sur le coût maintenant, il n’y a plus de subvention certes, mais la délégation de service public coûte la modique somme de 2 135 898 euros jusqu’en 2015 payée par les contribuables dela CODAH; pour quelles raisons M. Philippe, contrairement à ses engagements (cf les propos d’Alain Le Vern), a-t-il choisi d’attribuer une nouvelle délégation de service public en mai 2012 et de maintenir sous perfusion d’argent public l’aéroport d’Octeville? Dans un contexte de rareté des crédits publics, la position de M. Philippe est incompréhensible puisqu’il faut seulement une trentaine de minutes pour rejoindre l’aéroport de Normandie Deauville en partant du Havre, cet aéroport est donc aussi un aéroport havrais. Elle est d‘autant plus surprenante qu’en son temps, M. Rufenacht avait lui-même fini par admettre que la stratégie d’un aéroport interrégional unique était la meilleure.

Concomitance de faits et troublante coïncidences

Rapporté au nombre de passagers concernés, le coût de l’aéroport d’Octeville est prohibitif pour le contribuable et l’ensemble de la collectivité. Ce dernier concurrence inutilement le développement d’une plateforme aéroportuaire d’envergure internationale dont notre territoire a besoin. Alors comment expliquer le soutien de certains élus dela CODAHà l’aéroport d’Octeville en dépit de la gabegie d’argent public que cela représente? Comment comprendre ce revirement de M. Philippe dès lors qu’économiquement et stratégiquement ce choix ne se justifie pas?

Ce revirement a été effectué au moment des législatives sur la 7ème circonscription avec comme suppléant le maire d’Octeville et le soutien du Maire de Sainte Adresse, qui voient d’un mauvais œil, depuis de nombreuses années, la fermeture de lignes de l’aéroport. J’ose espérer que M. Philippe n’ait pris la décision sur l’aéroport d’Octeville que pour des motifs purement électoralistes. Mais si cela était avéré, il aurait privilégié ses intérêts personnels et politiques au détriment de celui de l’intérêt général et du contribuable et ce serait très choquant.

Au-delà des revirements voire des mensonges, les contradictions de M. Philippe !

Dernière contradiction et non des moindres de M. Philippe sur ce dossier. Celui-ci se présente comme un défenseur du projet de constitution d’un pôle métropolitain de l’Estuaire notamment avec les communes du Pays d’Auge mais il préfère, dans le cas de l’aéroportuaire, se replier sur le seul territoire de l’agglomération havraise plutôt que de porter un aéroport interrégional de Deauville Normandie qui serait situé géographiquement au cœur de ce pôle métropolitain. Combien de temps et d’argent public gaspillé faudra-t-il encore attendre pour que M. Philippe mette ses actes en conformité avec ses paroles?

M. Rufenacht, avec qui j’avais de profonds désaccords, avait, lui, une vision pour l’avenir du Havre et des havrais et savait, sur de grands dossiers, s’appuyer sur la Région. M.Philippe, et c’est ce qui m’inquiète le plus, est en train d’isoler notre ville et notre agglomération sans grand dessein, ni vision à long terme. Mais on peut encore se rattraper sur ce sujet comme sur d’autres, Alain Le Vern lui a écrit ainsi qu’au Maire de Caen pour réfléchir ensemble à l’avenir de l’aéroportuaire interrégional, j’espère qu’il saisira cette perche dans l’intérêt des havrais.

Alain Le Vern, président du conseil régional de Haute-Normandie et du syndicat mixte de l’aéroport Deauville-Normandie, critique vivement la politique aéroportuaire de la Codah.

Interview du Président Alain Le Vern parue dans Paris Normandie du 9 octobre 2012
http://www.paris-normandie.fr/article/le-havre/au-havre-la-guerre-des-airs


Alain Le Vern : «J’attends que la raison l’emporte»

Vous jugez les choix de la Codah sur l’aéroport d’Octeville irrespectueux de l’argent public. Pourquoi?
Alain Le Vern: «Aucune des plateformes aéroportuaires normandes n’arrive à se développer réellement. Les résultats sont sans commune mesure avec le niveau des dépenses publiques nécessaire à leur gestion. C’est pourquoi les CCI ont réalisé une étude préconisant les efforts de développement sur Deauville (piste plus longue, meilleure situation géographique, plus grande zone de chalandise,etc.). Ainsi, les deux Régions et la Ville de Deauville ont investi sur cette plate-forme, et l’agglomération de Rouen a limité l’exploitation de son aéroport. Contrairement aux engagements pris, la Codah a attribué une délégation de service public dont les conditions économiques maintiennent Octeville sous perfusion. Les contribuables havrais financent donc une décision qui ne leur bénéficie pas, tout en plombant l’évolution de l’aéroport Deauville-Normandie.»
Pourquoi avoir décidé, en conséquence, de geler les investissements pour la rénovation de l’aérogare? Ils semblent pourtant inévitables.
«Je refuse que l’argent public soit dépensé en vain, en l’absence d’une stratégie de développement claire et partagée. Les termes de ce débat nous font revenir six ans en arrière. A cette différence près qu’aujourd’hui, l’expérience confirme le site de Deauville comme la seule offre valable sur le territoire. Nous lancerons donc les travaux de l’aérogare dès lors que nous disposerons d’assurances sur la stratégie à moyen terme de la Codah.»
Patrice Gélard et d’autres élus de la Codah estiment qu’il «ne peut y avoir de grand port sans aéroport», surtout avec la filière industrielle éolienne en devenir…
«Je partage cet avis. Il ne peut y avoir de port sans aéroport à proximité, sans un réseau routier et des lignes ferroviaires pour le fret de qualité… L’aéroport existe. Les entreprises situées rive droite sont à 15minutes de Deauville-Normandie. Le site d’Octeville ne peut et ne doit concurrencer l’aéroport normand! La Région, artisan principal de la constitution de la filière éolienne, prend en compte l’ensemble de ces préoccupations. Les éoliennes ne prennent pas l’avion, mais la mer!»
Avez-vous échangé récemment avec Edouard Philippe à ce sujet?
«Peu après son élection, le président de la Codah m’avait indiqué partager cette stratégie. C’est la raison pour laquelle le choix de la Codah m’a tant surpris! J’espère que dans l’intérêt des Havrais et des Normands, il s’engagera rapidement à ne pas reconduire cette DSP. C’est le contenu du courrier que je lui ai adressé la semaine dernière. La concurrence nourrie par l’impôt public est mal venue. J’attends que la raison l’emporte.»