Pour que l’égalité ne soit pas un vain mot, il est un domaine où elle est incontournable : la santé. Riches ou pauvres, l’offre de soins doit être la même pour tous. Pourtant, au Havre et ailleurs, l’accès et la qualité des soins n’ont jamais été aussi menacés :
Depuis 12 ans qu’A. Rufenacht est le maire du Havre, il a montré que la santé des Havrais n’était pas sa priorité.
Malade depuis longtemps, notre hôpital public est aujourd’hui à l’agonie; bien que président du conseil d’administration depuis son élection, A. Rufenacht a laissé délibérément la situation se dégrader :
– fermeture de lits en continu
– suppression de 475 postes sur 5 ans
– attentes aux urgences de plus en plus longues
– généralisation de contrats de travail précaires (250 postes pour le groupe hospitalier du Havre)
– accès de plus en plus difficile pour les usagers : parking payant, transports collectifs insuffisants et inadaptés…
Et pourtant, la situation sanitaire au Havre n’a jamais été aussi alarmante ; par rapport à la moyenne nationale, au Havre, la mortalité est la plus élevée tous cancers confondus ; on observe une surmortalité de 30 % pour les hommes entre 45 et 65 ans, et, en 2005, 485 cancers de l’amiante ont été indemnisés, soit le double de la moyenne nationale. La liste pourrait s’allonger …
Cette situation ne date pas d’aujourd’hui ; elle ne cesse de se dégrader et l’équipe municipale et son maire ne s’en préoccupent guère ; quelles sont les impulsions, les actes de la mairie pour favoriser le développement de l’hôpital public ? Quels sont les actes de la CODAH, en charge des transports et dont le président est A. Rufenacht, pour faciliter l’accès à l’hôpital public ?
Pour aggraver la situation, A Rufenacht apporte son soutien sans faille à la politique libérale actuelle de santé approuvant la mise en place des franchises médicales, du paiement à l’acte, de la non-reconnaissance des compétences des médecins étrangers, de structures privées conduisant à une médecine à deux vitesses et à deux portes monnaie.
Devant un tel constat et pour combler le déficit de l’environnement médical au Havre, Le Parti Socialiste fait de la santé une priorité nationale et locale ; Il propose une politique de prévention au travail, à l’école et une carte de santé « jeune » ; s’oppose aux franchises médicales, à la TVA sociale ; localement,
– en favorisant le développement et l’accès de l’hôpital public afin qu’il puisse remplir sa mission de service public
– en aidant les personnes âgées dépendantes dans leur prise en charge
– en oeuvrant avec la CODAH et la Région pour favoriser l’implantation des médecins havrais et la mise en place de structures médicales.
Il est temps de changer l’équipe municipale afin que la santé des Havrais soit considérée comme une priorité et cesse d’être subordonnée à une logique de profit.
Pour le PARTI SOCIALISTE
Laurent LOGIOU
Communiqué de presse en format PDF

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