Après l’agenda 21 de la ville du Havre, l’agenda 21 de la CODAH, les expos aux grands formats autour de l’hôtel de ville, l’opération séduction continue. Aujourd’hui s’ouvre le Grenelle de l’Estuaire du Havre à Lillebonne, de Fécamp à Honfleur. Le maire du Havre s’offre une nouvelle campagne de communication sur le support du développement durable sans que les problèmes réels n’aient même un début de réponse : Qualité de l’air, offre de soin, transport en commun, gestion d’énergie…. Rien ne bouge. Ah si, j’oubliais. On laisse se développer des nouvelles centrales au charbon, on laisse mourir l’hôpital, on augmente le tarif de stationnement, on ferme des écoles pour des questions économiques. Ci joint l’article de Ouest France qui résume la volonté de ce Grenelle : "on fera au mieux une charte"… Et encore rien n’est sûr. Décidément, on est loin des préoccupations environnementales des citoyens et des projets de développements durables.

Guillaume


http://www.ouest-france.fr/actu/actu_BN_-Un-Grenelle-pour-l-estuaire-de-la-Seine-_8618-756317_actu.Htm

L’estuaire de la Seine, ses usines chimiques, ses dépôts pétroliers, ses eaux polluées, mais aussi sa réserve naturelle et ses rivages « bon chic bon genre » de la Côte fleurie, va débattre de son avenir durable. Aujourd’hui, dans le cadre de l’abbaye de Valasse en Seine-Maritime, le comité des élus de l’estuaire organise un « grenelle » localisé. « L’estuaire nous paraît être un territoire pertinent pour mener une réflexion sur la problématique du développement durable », explique Antoine Rufenacht, maire UMP du Havre et président du comité des élus.

« Débattre sans tabous »

« Les cinq « pays » concernés (voir ci-contre) ont l’habitude de travailler ensemble sur le tourisme ou le futur franchissement ferroviaire de l’estuaire. Cette fois, nous allons débattre, sans tabou, de tous les sujets. Même ceux qui fâchent », promet Antoine Rufenacht. « Il s’agit d’échanger, pas de s’affronter. »

Des conférences publiques seront organisées et, à l’issue de cette réflexion, une synthèse sera présentée au printemps prochain. « Nous aboutirons peut-être à la création d’une charte. Mais en aucun cas, il s’agit d’arrêter ou d’accélérer des projets », précise l’élu havrais. Une remarque qui conforte les craintes d’Annie Leroy, présidente d’Écologie pour Le Havre: « Il s’agit d’une grande opération de communication ».

« Ce « grenelle » est organisé pour justifier les projets industriels comme les centrales au charbon ou le terminal méthanier, s’agace l’écologiste. Pas pour se préoccuper de la qualité de l’air. Pourtant, il y a urgence. L’estuaire est le plus gros émetteur en CO2 de France et les problèmes de santé, liés aux pollutions atmosphériques, atteignent des seuils catastrophiques. » Sur les planches de Deauville, les embruns ont parfois le parfum du soufre.

Jean-Pierre BUISSON.

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