Suite à la table-ronde organisée il y a 15 jours en sous-préfecture et aux dernières informations, Catherine Troallic s’exprime sur la situation d’Isoplas Pro.

Isoplas Harfleur

« Je tiens, tout d’abord, à saluer le courage et la détermination des salariés, des délégués du personnel, et des représentants syndicaux qui se battent depuis plusieurs mois pour sauvegarder leur entreprise. Face à l’urgence, tous les moyens possibles visant à dégager de la trésorerie sont envisagés au sein de l’entreprise en concertation avec l’administrateur judiciaire,  les services de l’Etat et l’ensemble des élus mobilisés sur ce dossier. Toutefois, ces efforts rencontrent de réels obstacles dans la mesure où le placement en redressement judiciaire de l’entreprise conduit, d’une part, les banques à se retirer et à ne pas prendre de risque ce qui est regrettable et empêche, d’autre part, la puissance publique de pouvoir intervenir directement. S’il faut sur ces deux points pouvoir étudier de nouvelles solutions pour l’avenir, le sort des salariés d’Isoplas Pro et de leur entreprise dépend aujourd’hui des offres de reprise sur lesquelles le Tribunal de commerce sera amené à se prononcer le 13 décembre. Or, Isoplas Pro possède de nombreux atouts pour intéresser les repreneurs.  Elle est très rentable comme le prouve ses résultats avant la mise en liquidation judiciaire de Huis Clos. Cette entreprise, qui peut compter sur des salariés motivés dotés d’un excellent savoir-faire, dispose également d’un carnet de commande bien rempli et d’un réseau de clients important. Enfin, elle n’a pas de dette et possède un outil productif performant quasiment neuf sur lequel près de 6,5 millions d’euros ont été investis, il y a trois ans. Il faut donc aujourd’hui se battre pour que sa reprise préserve le plus grand nombre de salariés dans l’emploi. En ce sens, suite à la table-ronde organisée en sous-préfecture et dès publication de l’offre de reprise, les services de l’Etat ont mis en place dans le cadre de la data room une information en direction des repreneurs pour que ceux-ci puissent connaître les aides financières après reprise dont ils pourraient disposer notamment au titre de l’activité partielle. Dans la lignée du plan de résistance économique annoncé cette semaine par Arnaud Montebourg, Ministre du redressement productif et de la volonté du gouvernement d’engager « sans délai » une réforme du droit des procédures collectives, je souhaite vivement que le Tribunal de commerce puisse retenir les offres de reprises privilégiant le maintien dans l’emploi d’un maximum de salariés.  J’ajoute, enfin, que les pouvoirs publics seront au rendez-vous pour accompagner le repreneur désigné par le Tribunal de commerce. »

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