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POLITIQUE.Dans notre édition d’hier, Antoine Rufenacht dressait le bilan de son action, un an après les élections municipales. De son côté, l’opposition tire à boulets rouges.

Président du groupe PS-Radicaux de gauche-Verts au conseil municipal, Laurent Logiou, élu depuis un an, estime qu’entre autres choses, Antoine Rufenacht escamote le débat démocratique.
« Je suis surpris du décalage entre la vie réelle des habitants du Havre, leurs difficultés sociales notamment, et le discours du maire. Franchement, explique Laurent Logiou, le chef de file du PS, des radicaux de gauche et des Verts au conseil municipal, j’ai l’impression d’avoir affaire à quelqu’un qui vit sur une autre planète et qui ne se rend pas compte des difficultés et de la violence morale des décisions qu’il prend, comme la fermeture des écoles, les augmentations de tarifs du stationnement et des impôts, le fait qu’il veuille raser la Cité Chauvin… »
Pour Laurent Logiou, « toutes ces décisions » relèveraient d’une même stratégie : « Il y a une absence totale de débat démocratique. Pendant la campagne électorale, il savait que la ville allait dans le mur, financièrement, mais il n’a rien dit sur ses décisions ». « Et depuis les élections, ajoute l’élu socialiste, il abandonne le débat démocratique en réduisant la fréquence des conseils de quartiers qu’il remplace par des comités où les gens sont nommés par affinité. Quand il dit que nous ne sommes pas une force de propositions, il devrait pourtant nous écouter et nous entendre. Il ne peut pas dire que nous ne proposons pas. Nous l’avons démontré lors de l’examen du budget. »

« Du n’importe quoi »
A l’occasion du vote du budget, Laurent Logiou avait proposé que le projet de centre de la mer, Odyssey 21, soit abandonné au profit d’actions différentes. Antoine Rufenacht confirme sa réalisation pour 2013. « Mais on ne peut pas faire un pari à 100 M€, dit-il. Sinon, cela ressemble un peu à une décision du genre « Après moi, le déluge ! ». Nous sommes face à du n’importe quoi. J’ai bien peur que ce soit le mandat de trop. »
ST. S.

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