Camille Galap

Mardi, l’Assemblée Nationale adoptait le projet de loi interdisant le cumul de fonctions exécutives locales avec le mandat de parlementaire à compter de 2017. Cette loi était nécessaire, indispensable, au fonctionnement de la vie politique. Elle redonne aux citoyens les moyens de s’impliquer et participer davantage et permet le renouvellement des élus. Elle favorise de fait l’émergence de la nouvelle génération, une meilleure représentativité, de nouvelles énergies, des idées nouvelles pour se confronter aux problèmes anciens et surtout un changement des pratiques. C’est en somme, la seule façon de rénover la vie politique pour une pratique du pouvoir moderne, innovante et juste. Je salue la détermination des députés de la majorité qui ont permis que cet acquis démocratique soit désormais irréversible.

Ignorant la voix de la population qu’il représente — rappelons le sondage IFOP pour Acteur Public de juin 2012 qui indiquait que 92 % des Français étaient contre le cumul, le député-maire-président de l’agglomération du Havre a voté, sans surprise, CONTRE l’application de la loi sur le non-cumul. Selon lui, être en contact des sphères gouvernementales via un mandat national serait un plus en terme d’efficacité pour un élu local et permettrait aux projets locaux de trouver des débouchés favorables. C’est un faux débat : l’acte III de la décentralisation prévoit une séparation beaucoup plus claire des pouvoirs, répartis entre échelon national et échelons locaux. De plus, cet argument n’est pas valable en Allemagne, en Italie ou au Royaume-Uni ou seul 20 % des parlementaires ont un mandat d’exécutif local contre 85 % dans notre précédente Assemblée Nationale. Et qu’en est-il du rôle sous évalué des permanences parlementaires dans les circonscriptions ?

Arguments erronés et faibles objections donc à cette loi du non-cumul, cette opportunité grâce à laquelle nos parlementaires pourront désormais exercer leur rôle de législateur, de contrôle et d’évaluation des politiques publiques tout en gardant un ancrage territorial et nos maires enfin s’investir à plein temps dans la gestion de leur mandat, dans la vie de leur ville.

Comment comprendre les problématiques, les souffrances, les difficultés des habitants et les enjeux liés au quotidien lorsqu’au lieu d’être sur le terrain, on est est en campagne permanente (deux campagnes électorales sur les deux dernières années pour le maire actuel !) à mi-chemin, à mi-temps entre Le Havre et Paris. Nous devons tous porter un engagement de chaque instant et, en tout temps.

Fidèle à mes engagements auprès des Havrais, la liste que je conduis pour ces élections municipales respecte donc déjà le principe : une équipe de femmes et d’hommes aux horizons différents, aux expériences diverses, au service d’un projet pour les habitants. Dans le débat politique il doit y avoir une place pour tous !

Camille GALAP

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