POLITIQUE. Face à la crise, les socialistes veulent des états généraux de l’emploi et le remboursement des aides à Total.

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Des états généraux de l’emploi. « Et en urgence ! » C’est ce que réclament les élus et les responsables havrais du parti socialiste. Dans un contexte marqué par une succession de « mauvaises nouvelles », la dernière en date étant les quelque 400 suppressions de postes chez Total en région havraise, le PS en appelle aux dirigeants de la Ville et de l’agglomération, au premier rang desquels le président de la communauté de l’agglomération havraise (Codah), Antoine Rufenacht. « L’emploi est la préoccupation principale des Havrais, estime Laurent Logiou. Or, ajoute-t-il, nous avons la sensation que le maire laisse passer les choses, qu’il fait la politique de l’autruche en attendant que le vent passe ».
Face à ce qu’il juge être « une léthargie béate », le PS veut dupliquer localement des propositions nationales qui n’ont pas trouvé écho. C’est le cas des aides publiques notamment que le PS veut conditionner. « Le Département n’a rien donné à Total depuis que nous sommes majoritaires », souligne Gérard Heuzé, conseiller général. « La Codah aide les entreprises, note Laurent Logiou. Or, quand elles gagnent de l’argent et se livrent, comme Total aujourd’hui, à des destructions d’emplois, il faut exiger que ces aides soient remboursées. »

48 millions d’euros d’aides des collectivités
Des aides publiques ? Le 16 décembre 2003, Total, alors en pleine préparation de son projet de construction de l’unité DHC – un investissement de l’ordre de 530
millions d’euros destiné à produire davantage de gazole – avait sollicité une aide de la Codah à hauteur de 30,7 millions d’euros. A l’époque, la décision avait été acceptée à trente-huit voix pour et neuf contre. Une semaine auparavant, c’est la Région, présidée par Alain Le Vern (PS), qui avait accordé une subvention de 4,5 millions d’euros. Le Département, quant à lui, avait apporté 12,8 millions d’euros au projet par une délibération du 17 novembre 2003, sous la présidence de Charles Revet (UMP).
Aujourd’hui, face aux investissements annoncés par Total (un milliard d’euros, dont 770 millions pour la raffinerie), les élus PS se montrent circonspects. Et Gérard Heuzé estime qu’Antoine Rufenacht doute lui aussi. « Sinon, dit-il, il n’aurait pas demandé un rendez-vous au patron de Total pour avoir des garanties. »

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