Catherine Troallic et Matthieu brasse en distribution à Renault sandouville

« Je partage la vive inquiétude des salariés qui s’interrogent sur l’avenir de chacun des sites sur lesquels ils se trouvent et notamment des habitants de l’agglomération havraise qui travaillent à Sandouville. Cette annonce n’est hélas qu’une demi-surprise car personne n’ignore les problèmes de la filière automobile française dans un contexte de concurrence mondiale accrue. A la différence de PSA, on peut se réjouir du fait qu’il n’y ait à ce stade, ni licenciement, ni plan social. Mais ce que Carlos Ghosn appelle un « redéploiement d’effectif » est bien une suppression d’emplois. Je note toutefois qu’Arnaud Montebourg a pu souligner que « ces suppressions d’emplois étaient à ce stade « des propositions dans la discussion », dans le cadre « du dialogue social de compétitivité » ». La direction de Renault doit aller jusqu’au bout dans sa démarche responsable d’anticipation et de concertation. La stratégie, déjà utilisée en Espagne, consistant à mettre la pression sur les salariés, en agitant la menace de la fermeture de sites pour les contraindre à accepter un accord de compétitivité relève du chantage et ne serait pas acceptable. Regagner des parts de marchés ne passe pas nécessairement par un sacrifice des salariés. Toutes les solutions doivent être analysées et discutées sans tabou avec l’ensemble des partenaires sociaux. Tout accord éventuel nécessitera de la part de la direction de Renault des contreparties. Comme Arnaud Montebourg, « nous souhaitons dès que le marché repartira, que Renault prenne des engagements de réembauche et notamment de jeunes pour remplacer les départs à la retraite qui partiront naturellement« . L’Etat qui est actionnaire de Renault doit jouer un rôle d’arbitre dans ces négociations et dans leur suivi. A ce titre, j’ai pris l’attache du Ministre du Redressement productif qui travaille d’ores et déjà activement sur ce dossier et ai demandé ce matin en commission des affaires économiques la possibilité d’auditionner les responsables de Renault sur le sujet. Au-delà de l’urgence et de la nécessité de faire face aux difficultés immédiates des constructeurs, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault et la majorité doivent poursuivre leurs initiatives stratégiques (plan de soutien à la filière automobile, banque publique d’investissement, crédit d’impôt compétitivité-emploi notamment) afin d’inciter à préparer le paysage automobile de demain »

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