Saccage des locaux du PS au Havre : audience pénale du 1er juin.

Ce mercredi 1er juin aura lieu, au Palais de Justice du Havre, une audience correctionnelle, à la suite du saccage des locaux du Parti socialiste intervenu, au Havre, le 12 mai dernier. A cette occasion, Nicolas Rouly, Premier Secrétaire de la Fédération PS de Seine-Maritime, et Matthieu Brasse, Secrétaire de la section PS du Havre, entendent rappeler leur état d’esprit face aux violences perpétrées en marge des manifestations syndicales.

 « Parce que nous sommes démocrates, nous voulons le progrès social par la négociation. Cela suppose, en plus des convictions, un sens du dialogue incompatible avec toute forme de violence.

Parce que nous sommes républicains, nous tenons les droits de grève et de manifestation pour des libertés fondamentales, dont l’exercice n’exclue pas le respect de la loi et des opinions contraires.

Parce que nous croyons aux idées, nous ne pensons pas qu’elles peuvent s’imposer par la force, sinon celle des arguments et du droit.

Parce que nous retrouvons ces conceptions dans la diversité du monde syndical, nous ne confondons pas les revendications collectives, qui doivent être considérées, et les exactions individuelles, qui doivent être condamnées.

Parce que nous sommes socialistes, nous refusons qu’un projet de loi déjà profondément modifié et qui reviendra au parlement serve de prétexte à certains pour nier la légitimité même d’un engagement partagé par 250 militant(e)s au Havre et 3500 en Seine-Maritime.

Pour toutes ces raisons, nous avons déposé plainte après le saccage de notre permanence au Havre, le 12 mai dernier, afin que la justice sanctionne ceux qu’elle estimerait coupables.

Pour ces mêmes raisons, nous avons choisi de ne pas assister à l’audience de ce jour, afin de ne pas contribuer à en faire une enceinte politique, comme d’autres s’y emploieront hélas.

L’enjeu de cette audience n’est pas la répression du mouvement social, mais bien l’exercice indépendant, par le Tribunal compétent, de sa fonction punitive, si les juges l’estiment justifiée. Eux seuls en décideront.

Au demeurant, le jugement d’un unique prévenu ne répondra que partiellement à des faits impliquant beaucoup d’autres individus. La responsabilité de ces derniers restera engagée sur le plan moral et pourrait encore l’être sur le plan pénal. Cela explique aussi notre choix. »

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