Reprise d’Isoplas Pro : une bonne nouvelle pour le bassin d’emploi de l’agglomération Havraise.

Isoplas Harfleur

Réaction de Catherine Troallic, députée de la 8ème circonscription

Ce jour, le tribunal du commerce du Havre s’est prononcé en faveur de la reprise de la société Isoplas Pro, basée à Harfleur, par M. Coutelas, dirigeant de l’entreprise New Cap à Reims. La nouvelle société devrait s’appeler Cap Isoplas. Sur les 174 salariés, près de 120 emplois seraient sauvegardés comme s’y était engagé le repreneur auprès des représentants des collectivités qui accompagneront cette reprise. « Je veux saluer le courage, la détermination et le travail exemplaire réalisé par les représentants syndicaux et du personnel pour sauver leur entreprise. Je tiens aussi à remercier l’ensemble des élus de tous bords qui se sont mobilisés sur ce dossier ainsi que les représentants des services de l’Etat pour maintenir le maximum d’emplois. Le soutien des collectivités territoriales, au premier rang desquels la Région Haute-Normandie, a été décisif dans ce dossier. La Région Haute-Normandie, comme Nicolas Mayer-Rossignol, son Président s’y est engagé, accordera un prêt et une garantie de prêt, en lien avec la BPI.  Il faut maintenant aller très vite afin que dès le début de l’année l’entreprise puisse reprendre ses activités et renouer avec les bénéfices afin d’envisager de réembaucher à horizon 2016. L’année 2014 sera donc déterminante et le repreneur sait pouvoir compter sur des salariés motivés et un appareil de production de qualité », souligne la députée de la circonscription.

 

Isoplas Pro : Accompagner la reprise avec un maintien dans l’emploi d’un maximum de salariés

Suite à la table-ronde organisée il y a 15 jours en sous-préfecture et aux dernières informations, Catherine Troallic s’exprime sur la situation d’Isoplas Pro.

Isoplas Harfleur

« Je tiens, tout d’abord, à saluer le courage et la détermination des salariés, des délégués du personnel, et des représentants syndicaux qui se battent depuis plusieurs mois pour sauvegarder leur entreprise. Face à l’urgence, tous les moyens possibles visant à dégager de la trésorerie sont envisagés au sein de l’entreprise en concertation avec l’administrateur judiciaire,  les services de l’Etat et l’ensemble des élus mobilisés sur ce dossier. Toutefois, ces efforts rencontrent de réels obstacles dans la mesure où le placement en redressement judiciaire de l’entreprise conduit, d’une part, les banques à se retirer et à ne pas prendre de risque ce qui est regrettable et empêche, d’autre part, la puissance publique de pouvoir intervenir directement. S’il faut sur ces deux points pouvoir étudier de nouvelles solutions pour l’avenir, le sort des salariés d’Isoplas Pro et de leur entreprise dépend aujourd’hui des offres de reprise sur lesquelles le Tribunal de commerce sera amené à se prononcer le 13 décembre. Or, Isoplas Pro possède de nombreux atouts pour intéresser les repreneurs.  Elle est très rentable comme le prouve ses résultats avant la mise en liquidation judiciaire de Huis Clos. Cette entreprise, qui peut compter sur des salariés motivés dotés d’un excellent savoir-faire, dispose également d’un carnet de commande bien rempli et d’un réseau de clients important. Enfin, elle n’a pas de dette et possède un outil productif performant quasiment neuf sur lequel près de 6,5 millions d’euros ont été investis, il y a trois ans. Il faut donc aujourd’hui se battre pour que sa reprise préserve le plus grand nombre de salariés dans l’emploi. En ce sens, suite à la table-ronde organisée en sous-préfecture et dès publication de l’offre de reprise, les services de l’Etat ont mis en place dans le cadre de la data room une information en direction des repreneurs pour que ceux-ci puissent connaître les aides financières après reprise dont ils pourraient disposer notamment au titre de l’activité partielle. Dans la lignée du plan de résistance économique annoncé cette semaine par Arnaud Montebourg, Ministre du redressement productif et de la volonté du gouvernement d’engager « sans délai » une réforme du droit des procédures collectives, je souhaite vivement que le Tribunal de commerce puisse retenir les offres de reprises privilégiant le maintien dans l’emploi d’un maximum de salariés.  J’ajoute, enfin, que les pouvoirs publics seront au rendez-vous pour accompagner le repreneur désigné par le Tribunal de commerce. »