Les entretiens de Solférino avec Laurent Fabius « Dans un monde multi-crises, quelle politique étrangère pour la France ? »

Dans le cadre des conférences « Les entretiens de Solférino », Laurent Fabius, Ministre des Affaires étrangères et du Développement international, était reçu sur le thème « Dans un monde multi-crises, quelle politique étrangère pour la France ? »


Les entretiens de Solférino avec Laurent Fabius… par PartiSocialiste

Christophe Bouillon et Catherine Troallic (PS) « Agir et choisir pour ne pas subir » – Tribune dans Paris Normandie

Paris Normandie du 23-10-2014 « Tribunes et Opinions »
http://www.paris-normandie.fr/detail_article/articles/1710604/c-bouillon-c-troallic-agir-et-choisir-pour-ne-pas-subir#.VEkGPPmsWSp

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Christophe Bouillon et Catherine Troallic, députés de Seine-Maritime et membres de la commission spéciale sur la transition énergétique

Cette loi engage notre pays sur la voie de l’excellence énergétique et environnementale : diminution de notre consommation énergétique de 50% à horizon 2050 ; diversification de notre bouquet énergétique en développant les énergies renouvelables (éolien, hydrolien, biomasse, solaire, géothermie, énergies marines) et réduction de la part du nucléaire dans la production d’électricité. Cette loi permet au pays de répondre à trois urgences : urgence écologique en préservant la qualité de l’air et en limitant nos émissions de gaz à effet de serre ; urgence économique en diminuant notre facture énergétique, en réduisant nos importations et en créant des emplois non délocalisables; urgence sociale en améliorant le pouvoir d’achat et en luttant contre la précarité énergétique qui touche 1 Français sur 5.

La moitié de l’énergie consommée en France est le fait des logements et des immeubles. Isolation et protection sont les maîtres mots de notre action. Isolation des bâtiments d’abord. Les logements très mal isolés ne pourront plus être loués. Chaque année, 500.000 logements seront rénovés et d’abord ceux abritant des familles modestes. Protection ensuite, avec la mise en place d’un chèque énergie. Celui-ci aidera les ménages modestes à payer leurs factures d’énergies et/ou à faire des travaux d’isolation. Des mesures fiscales permettront aussi à certains contribuables de déduire jusqu’à 30% du montant de leur facture de travaux d’isolation. Les Régions pourront également participer à la rénovation des logements en se substituant aux propriétaires par le biais de société dites de « tiers financement ».

Sur les transports, la loi fixe plusieurs objectifs ambitieux : 50% des véhicules acquis par le secteur public devront être électriques ou hybrides rechargeables ; 10% de moyens de transports publics devront fonctionner avec des énergies renouvelables en 2020. Le gouvernement s’engage à déployer près de 7 millions de points de charge électrique d’ici 2030. De même, la loi prévoit la mise en place d’une prime à la conversion de vieux véhicules diesel et polluants et bonus sous condition de ressources pour l’achat d’un véhicule électrique. Ces aides pourraient atteindre jusqu’à 10.000€. Elus d’un territoire industriel, maritime et portuaire, nous savons que le trafic routier n’est pas le seul à émettre des polluants atmosphériques mais il en représente une part importante et en croissance. C’est pourquoi le développement du report modal, du fret fluvial et ferroviaire inscrit dans le texte est un impératif. Il doit à présent se traduire concrètement avec la mise en chantier des premières phases de la Ligne Nouvelle Paris-Normandie et au travers des Contrats de plan État-Région qui programment les grands investissements pour les années à venir. Prévention et action, la loi marche sur ses deux jambes. Elle favorise le développement de solutions de déplacements partagés (autopartage, covoiturage, transports en commun et intermodalité). Elle autorisera également les élus à restreindre la circulation et à interdire -en cas de forte pollution- à certains véhicules de rouler. De bonnes pratiques existent déjà. Il faut à présent généraliser leur mise en oeuvre. Lire la suite

Réaction de Catherine Troallic suite au remaniement

Bandeau

« Ce remaniement respecte les équilibres tout en répondant au message de nos concitoyens. Un gouvernement resserré, de combat avec des personnalités fortes, expérimentées et dont les compétences serviront la France et les Français. Laurent Fabius reste numéro un du gouvernement derrière le Premier ministre et reprend naturellement le développement international dont les enjeux sont majeurs pour l’avenir de l’humanité mais aussi le commerce extérieur et le tourisme, un choix offensif pour le développement de nos entreprises à l’international en cohérence avec la diplomatie économique déjà impulsée par le ministre des affaires étrangères. Arnaud Montebourg est à présent à la tête d’un vrai ministère productif c’est également un choix fort et clair pour le redressement économique du pays. Aux affaires européennes comme au Budget, Bernard Cazeneuve a fait preuve de son sérieux et de son efficacité c’est cela que l’on attend d’un Ministre de l’intérieur. J’observe enfin avec grande satisfaction que Benoît Hamon voit ses attributions ministérielles nettement renforcées et me réjouis que Christiane Taubira reste notre Garde des Sceaux », souligne Catherine Troallic.

Composition du gouvernement par M. Pierre-René Lemas

Sur proposition du Premier ministre, le Président de la République a nommé :

1. Laurent FABIUS, ministre des Affaires étrangères et du Développement international
2. Ségolène ROYAL, ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie
3. Benoit HAMON, ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
4. Christiane TAUBIRA, Garde des Sceaux, ministre de la Justice
5. Michel SAPIN, ministre des Finances et des Comptes publics
6. Arnaud MONTEBOURG, ministre de l’Economie, du Redressement productif et du Numérique
7. Marisol TOURAINE, ministre des Affaires sociales
8. François REBSAMEN, ministre du Travail, de l’Emploi et du Dialogue social
9. Jean-Yves LE DRIAN, ministre de la Défense
10. Bernard CAZENEUVE, ministre de l’Intérieur
11. Najat VALLAUD-BELKACEM, ministre des Droits des femmes, de la Ville, de la Jeunesse et des Sports
12. Marylise LEBRANCHU, ministre de la Décentralisation, de la Réforme de l’Etat et de la Fonction publique
13. Aurélie FILIPPETTI, ministre de la Culture et de la Communication
14. Stéphane LE FOLL, ministre de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Forêt.Porte-Parole du Gouvernement
15. Sylvia PINEL, ministre du Logement et de l’Egalité des territoires
16. George PAU-LANGEVIN, ministre des Outre-mer

Le portrait de Libération par Lilian Alemagna

Camille Galap. Au Havre, port d’attache

Camille Galap. Au Havre, port d’attache - Libération

(Photo Edouard Caupeil)

LILIAN ALEMAGNA 4 FÉVRIER 2014

SÉRIE «LES ASPIRANTS MAIRES» Champion de karaté, ce biologiste PS veut créer la surprise dans cette ville UMP.

Il se tient assis sur le bord du siège en velours bleu marine. Un brin mal à l’aise. Au premier étage de ce petit café havrais, l’ambiance c’est «cabanon de pêcheur avec vue sur la Manche». Jazz en fond sonore. L’exercice intimide Camille Galap. A la poignée de main ferme et franche de ce presque quinqua, on avait pourtant misé sur un type débordant d’assurance. C’était sans compter que le gars solide et bien bâti débute en politique. Le tête de liste socialiste à la mairie du Havre est un gaillard proche du double mètre et du quintal. Le genre de candidat mastoc sur lequel les passants se retournent. Et pas seulement parce qu’il est noir. Au Havre, Galap est connu – et reconnu – pour avoir présidé l’université pendant sept ans. Sa carte au Parti socialiste, il l’a depuis un an.

Quand il parle, l’homme ne détourne pas le regard. Il croise les mains. Il maîtrise ce qu’il dit sans trop d’écart de langue de bois. Puis, il rit. Un grand rire sonore pour se remettre à l’aise. Et maîtriser une certaine angoisse. Deux heures plus tard, à son équipe qui lui fait remarquer qu’il n’est pas «un candidat anxieux», il répond entre deux noix Saint-Jacques : «Parce que je ne le montre pas.» «Camille ne communiquera pas son stress, confirme Estelle Grelier, députée PS de Seine-Maritime. Il a le souci de préserver l’autre, quelles que soient ses douleurs personnelles.»

Le garçon est avenant. «Un type qui a le goût des autres», le décrit Grelier qui l’avait appelé en 2012 pour présider son comité de campagne à la législative. Lire la suite

Sahara occidental : un groupe d’étude créé à l’Assemblée nationale

camp sahraoui

La création d’un groupe d’étude dédié au Sahara Occidental, région en proie à des tensions majeures depuis près de 40 ans, a été décidé en fin de semaine à l’Assemblée nationale.

Mme Catherine Troallic, députée de Seine maritime, salue la mise en place de ce groupe d’étude auquel elle participera. Consciente de la mobilisation de la société civile sur ce sujet complexe et sensible et eu égard à l’implication d’associations de sa circonscription « Un camion citerne pour les Sahraouis » et du comité de jumelage de Gonfreville L’Orcher, Mme Troallic avait appelé, par question écrite, l’attention du Ministre des Affaires étrangères sur la situation du Sahara occidental en février dernier. Elle avait depuis plaidé avec un certain nombre de ses collègues pour la constitution de ce groupe d’étude.

« Ce groupe d’étude présidé par Nicolas Sansu, député GDR, aura l’occasion d’analyser les enjeux politiques, humanitaires et de sécurité de ce conflit. Je veux saluer les efforts des députés socialistes qui ont contribué à la constitution de ce groupe avec lesquels j’ai pu échanger sur le Lire la suite

Pierre Mauroy : pilier de l’union de la Gauche qui a véritablement «changer la vie» des Français

La disparition de Pierre Mauroy, pilier de l’union de la Gauche qui a véritablement « changer la vie » des Français, est un choc pour les militants et les élus de la section Socialiste du Havre qui adressent leurs plus sincères vœux de condoléances à ses proches et à sa famille.

Pour François Hollande, Président de la République, et Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères qui lui a succédé à Matignon : « C’est tout un pilier du socialisme démocratique qui s’en va ».
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Nommé Premier ministre après la victoire de François Mitterrand en 1981, Pierre Mauroy fut le premier des socialistes à Matignon sous la Ve République.
Jusqu’en 1984, où Laurent Fabius lui succède, il dirige trois gouvernements d’Union de la gauche. Parmi les réformes majeures de ces trois années, on retiendra bien sûr, l’abolition de la peine de mort, les lois de décentralisation, la cinquième semaine de congés payés mais aussi les 39 heures et la mise en place de l’impôt sur la fortune.
Pierre Mauroy, c’est aussi l’homme du Nord. Maire de Lille de 1973 à 2001, député du Nord (1973-1981, 1986-1992), président du Conseil régional du Nord-Pas-de-Calais (1974-1981), il marquera durablement l’histoire de sa ville et de sa région.
De 1988 à 1992, il fut le Premier secrétaire du PS avant d’être élu à la tête de l’internationale socialiste de 1992 à 1999.

Pierre Mauroy était un militant engagé, né le 5 juillet 1928 à Cartignies, il est l’aîné d’une famille de  Lire la suite

« La position constante de la France a été de reconnaître l’Etat palestinien »

Interrogé lors des questions au gouvernement ce mardi, le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a annoncé que la France voterait oui à la demande de Mahmoud Abbas d’accès pour la Palestine au statut d’Etat non membre à l’ONU.

Une position de la France constante
Interpellé par le député communiste François Asensi sur la position de la France lors du vote à l’ONU jeudi 29 novembre de la résolution pour la reconnaissance de l’Etat palestinien. Laurent Fabius a en premier lieu réaffirmé la position historique de la France:

« La position constante de la France a été de reconnaître l’Etat palestinien. »

Oui à la reconnaissance de la Palestine
Conformément aux engagements de François Hollande pendant sa campagne, le ministre des Affaires étrangères a confirmé que la France se prononcera lors du vote de la résolution à l’ONU pour la reconnaissance de l’Etat palestinien:

« Jeudi prochain, quand la question sera posée, la France répondra oui. »