Le Tramway au Havre : C’est parti !

Ce 12 décembre 2012 était inauguré le tramway du Havre ! Les socialistes étaient au rendez-vous en présence d’Alain Le Vern, Président de Région, Didier Marie, Président du Département, Catherine Troallic, Députée de Seine-Maritime, Laurent Logiou, Vice-président de la région, Gérard Heuzé, Vice-président du Département, Matthieu Brasse, Député suppléant et Florence Martin-Péréon, Conseillère générale suppléante.
Avec 23 stations et un réseau long de 13 km, le tramway qui avait disparu en juin 1951 fait son grand retour à la Porte Océane. Il était temps, car Le Havre est l’une des dernières grandes villes françaises à se doter de la modernité du tramway !

Les Havrais, habitants comme commerçants, ont souffert des deux ans et demi de travaux, mais peuvent à présent emprunter ce réseau en forme de Y – partant de la plage pour aller à Montgaillard et à Caucriauville Le tramway permet de mieux desservir l’agglomération et participera à son dynamisme et à son attractivité. Il complète la desserte de certains quartiers qui disposaient jusqu’alors d’une couverture moins dense et permet de repenser les modes de déplacements dans la Porte Océane, grâce à l’intermodalité – avec le réseau de bus, le TER, les pistes cyclables et les voies piétonnes. Au-delà de la valorisation et de la modernisation de certains quartiers de notre ville, ce nouveau mode de transport doit permettre, en incitant les habitants à moins prendre leur voiture, de lutter plus efficacement contre la pollution atmosphérique dont notre agglomération souffre trop.

Saluons les Présidents de la Région Haute-Normandie et du Département de Seine-Maritime qui ont financé pour plus de 27 millions d’euros ce projet d’envergure qui modifie encore un peu plus la physionomie de notre ville et la dote d’un réseau de transport plus performant.
Le Stade Océane, le Tétris, l’aménagement de l’entrée de ville, le bâtiment de Science Po / INSA, la restructuration du Volcan, la piscine des Docks, l’extension du port de plaisance, le lycée des métiers Jules Lecesne, le tramway, la rocade nord, la plateforme multimodale du GMPH, la rénovation du cinéma Arts et Essais « Le Sirius », le raccordement ferroviaire de la Brèque à Harfleur, Port 2000, la création de la billettique intermodale du réseau LIA, l’implantation prochaine de l’usine d’AREVA… Sur tous ces sujets, la Région et le Département ont joué un rôle moteur.

La vérité sur les transports ferroviaires

La Haute-Normandie, comme d’autres territoires en France, connaît de sérieuses difficultés en matière de desserte ferroviaire et plus particulièrement sur la qualité de ses liaisons vers Paris. Beaucoup de ces problèmes sont liés à l’absence d’investissements de l’État en faveur des infrastructures et au manque de moyens donnés à la SNCF pour mener à bien ses missions.
La Région s’est engagée au-delà de ses responsabilités pour améliorer cette situation. Il est aujourd’hui temps que le gouvernement exerce ses compétences en dotant la SNCF des moyens nécessaires à l’exercice de ses missions de service public.

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Nous étions ce matin à la rencontre des usagers à la gare du Havre

Réussite du débat sur les transports !

Le débat de mardi a fait salle comble. Plus d’une centaine de personnes ont participé à ce débat de qualité.  Ces rencontres permettent de compléter le projet régional pour la Haute-Normandie. Plus d’infos sur lapreuve.net

Intervention de Laurent Logiou lors de l’ouverture du débat public sur le grand Canal

Intervention de Laurent Logiou (Vice Président de la région Haute Normandie) lors de l’ouverture du débat public sur le grand Canal

Laurent LOGIOUIl est nécessaire de faire, dans le cadre du lancement de ce débat public, deux rappels.

– La Région est favorable au développement du fluvial et du ferroviaire. Elle l’a prouvé au travers de nombreux financements et l’a indiqué dans le cadre de l’inscription de financement au contrat de plan 2007-2013, notamment en apportant un financement à 100% sur les écluses de Tancarville (4M€) et en inscrivant la somme de 20M€ à un « projet qui vise à prolonger le grand canal du Havre, qui maintienne le fonctionnalité hydraulique de la réserve naturelle et qui veille, à travers des études, à définir les mesures compensatoires et les mesures d’accompagnement pour tendre vers un solde neutre voire positif en terme d’impact sur les milieux naturels ».

– Je voudrais rappeler que j’ai, au nom de la Région, au moment du débat sur le projet de développement du GPMH, demandé qu’une étude sérieuse soit entreprise par le port sur l’éventualité d’une amélioration de l’utilisation de l’actuel canal et que les priorités du port soient précisées dans le temps, pour ses investissements, pour pouvoir correctement utiliser les investissements publics de la Région.

Sur cette 1ère demande, le document qui nous est soumis ne répond pas, loin de là, à nos interrogations, j’irais même jusqu’à dire que la démonstration à « charge » p.34 et 35 du document nous laisse perplexe sur le sérieux de l’étude.

En effet, il serait nécessaire de surélever 4 ponts pour un total compris entre 220M€ à 320M€ (si tunnel) pour permettre un aménagement acceptable. Il est écrit que la base de cette étude nécessite un surélèvement jusqu’à 10,60m (hauteur du pont de l’A29). Je me suis fait procurer les hauteurs des ponts jusqu’à Oissel. Ils sont en moyenne à 7m, c’est-à-dire à la même hauteur que les ponts VII bis et celui de Hode. Cela veut-il dire que surélever à 10,60m implique aussi les mêmes travaux sur les ponts de Rouen ou les barges en question s’arrêtent-elles à Rouen ?

D’ailleurs, si vous allez à la page 17 du document, vous pourrez voir que les ponts VII bis et du Hode ne sont ouverts que 2 à 3 fois par jour et – je suis allé sur place toute l’après-midi d’hier – quasiment jamais pour des barges à conteneurs. Il existe du coup un vrai problème sur le pont rouge et le pont VIII. Le coût pour un surélèvement à 7m15 serait très probablement moins coûteux que celui que vous affichez aujourd’hui.

La Région pense, qu’en l’état, vous n’êtes pas allés au bout de cette étude et que les chiffres affichés ne reflètent pas la réalité des besoins pour permettre un aménagement susceptible, comme vous l’écrivez, une augmentation de trafic de 3% en 10 ans.

Du coup, le manque d’arguments sur cette partie, décrédibilise un peu la suite.

Sur notre interrogation concernant les priorités, les réponses ne sont pas plus évidentes, faut-il oui ou non une écluse fluviale à Port 2000 ? Par rapport à ce que vous écrivez page 27 sur l’accès direct à Port 2000 par la Seine, et le projet multimodal décrit page 28, cela laisse à penser que l’écluse est inutile, alors si vous le pensez, dites le et utilisez l’argent des études à autre chose.

Sur une écluse de Tancarville, ce que vous écrivez page 26 me paraît étonnant. Si vous augmentez l’amplitude horaire des salariés de l’écluse et si vous doublez les équipes, l’investissement des 4M€ est-il vraiment nécessaire ?

Enfin le chantier multimodal n’est-il pas prioritaire sur l’aménagement du canal, quelque soit son mode d’aménagement ?

Il ne me paraît pas nécessaire de dire quoique ce soit sur les projets d’abaissement d’eau, de liaison directe avec la Seine ou de liaison à travers la zone industrielle-portuaire qui sont apparemment pas adaptés.

Par contre sur l’extension du grand canal, permettez moi de poser quelques questions essentielles :

– Quels sont les dangers inhérents au déplacement des pipelines et les surcouts d’exploitation des utilisations qui apparaissent dans le tableau page 61 ?

– Quelles sont les garanties que les mesures de compensation que vous citez, notamment la réalisation d’un contre-canal, vont permettre de remplir les conditions qui ont conditionné notre signature au bas du contrat de plan et qui je le répète « un projet qui maintienne la fonctionnalité hydraulique de la réserve naturelle et qui veille à travers des études à définir les mesures compensatoires et les mesures d’accompagnement pour tendre vers un solde neutre voire positif en terme d’impact sur les milieux naturels » ?

– Enfin, les coûts affichés page 61 sont de 250M€ pour le tracé 1, 210M€ pour le tracé 2, 255M€ pour le tracé 3 et 245M€ pour le tracé 4 et visiblement sans intégrer le coût d’un « contre-canal ». Comment tout ceci peut-il être financé s’il manque déjà 50M€ sur un projet d’ origine à 200M€ ?

En guise de conclusion : la Région est prête à s’associer à un projet de développement du fluvial. En l’état actuel du dossier et au vu des questions que nous nous posons, notre position est donc aujourd’hui réservée. C’est au vu des réponses apportées à nos questions au cours du débat public que nous pourrons, je l’espère, nous positionner.

J’ai la sensation, à la lecture de ce dossier, que l’objectif principal du port est de faire un prolongement du canal pour récupérer 596 hectares de terrains. Je poserai donc une dernière question : si il s’avère moins coûteux et aussi intéressant de réaménager le canal actuel, la DTA laisse t’elle une opportunité pour exploiter des terrains non encore utilisés, hors réserve naturelle?

Océane : Le Grand Pari(s) pour l’emploi ? Chiche !

SRVRenforcer la façade maritime de la France en redonnant au Havre et à l’Estuaire de la Seine le débouché naturel de Paris est légitime et nécessaire : pour l’emploi si malmené à l’heure actuelle, c’est même prioritaire ! Mais cela ne peut se réaliser en dressant les villes les unes contre les autres, Le Havre, Rouen, Caen, Paris.
Suite à une concertation exemplaire entre les élus régionaux et la SNCF, un projet de liaison rapide Le Havre-Rouen-Paris était enfin acté par le ministère des Transports en mai dernier: tunnel sous la Seine à hauteur de Maromme, nouvelle gare au sud de Rouen et nouvelle liaison avec la gare Saint-Lazare en évitant les lignes des trains de banlieues…
Après quelques hésitations et une belle opération de communication, le ralliement du Président de la République au projet initial, réalisable et
finançable plus facilement, irriguant l’ensemble des territoires de toute la Normandie, prouve l’efficacité de la méthode régionale ici utilisée, faite de respect et d’écoute, de prise en compte de l’intérêt général.
Ce projet reçoit l’approbation des élus Socialistes, Verts et Radicaux du Havre. Espérons que les financements de l’Etat suivront…