« Pourquoi je ne serai pas candidat sur la liste PS aux Régionales » – Tribune de Laurent Logiou dans Paris-Normandie

Tribune de Laurent Logiou, Vice-président de la Région, parue sur Paris-Normandie le 10-06-2015 à retrouver ici: http://www.paris-normandie.fr/laurent-logiou–pourquoi-je-ne-serai-pas-candidat-sur-la-liste-ps-aux-regionales

Laurent_Logiou_Le_Havre« Après 3 mandats bien remplis, j’ai décidé de ne pas représenter ma candidature pour les prochaines élections régionales. Pourtant, comme me l’a dit l’actuel président de Région, Nicolas Mayer Rossignol, j’avais toute légitimité à déposer ma candidature.

Mais ma décision était prise depuis de nombreux mois. Trois mandats, 15 années passées à la Région, c’est un bail que je ne voulais pas dépasser. Je pense d’ailleurs qu’après la loi sur le non-cumul de mandat applicable en 2017, il faudra aussi limiter le nombre de mandats successifs d’un élu dans une collectivité. J’ai dépensé beaucoup d’énergie, à côté de mon activité professionnelle, pour travailler au service des hauts-normands et des havrais en tant que président du groupe socialiste et vice président pendant 10 ans et je suis fier aujourd’hui du travail accompli par notre majorité de gauche à la Région.

J’insiste sur le travail de notre majorité, socialistes, écologistes, communistes, radicaux de gauche, nous avons œuvré ensemble, voté tous les budgets pendant 15 ans et mis en place des politiques efficaces. Oui la gauche est efficace quand elle travaille ensemble.

Nous avons rénové la quasi totalité de nos lycées, créé la carte région pour les lycéens contre l’avis de la droite. Nous avons permis de cofinancer tous les grands projets dans tous les territoires de façon équitable quelle que soit leur couleur politique, projets qui n’auraient pas vu le jour sans notre soutien et j’y ai pris ma part dans le cadre de mon mandat de vice-président chargé des territoires. Nous avons créé un guichet unique pour aider les entreprises, participé à la création et au soutien des filières performantes telles que la logistique, l’énergie, l’automobile, la pharmacie, le verre… Nous avons soutenu le développement de nos universités pourtant hors de nos compétences. Nous avons investi dans les infrastructures de transport, l’achat de trains, soutenu l’axe seine et ses ports.

Enfin, nous sommes la Région la mieux gérée de France et c’est un atout formidable pour les investissements futurs de la Normandie dans un contexte économique qui n’est pas simple.

Je suis fier aussi d’avoir pu travailler auprès de deux présidents remarquables, Alain Le Vern et Nicolas Mayer Rossignol. Je dirai peu de choses sur Alain Le Vern, car je me suis déjà exprimé souvent à son sujet et il sait toute l’estime que j’ai pour lui. Il a su redresser les finances de la Région dégradées par la droite et il a tenu tous ses engagements de campagne.

Quant à Nicolas Mayer Rossignol, il a non seulement hérité des qualités de son prédécesseur, sérieux et rigueur, car il sait que pour investir il faut avoir les moyens de le faire. Mais il a aussi les qualités de sa jeunesse, enthousiasme, vision juste de l’avenir et il a su, en peu de temps, mettre notre Région sur le chemin de l’éco-conditionnalité de nos aides. Il fait et il fera de la Normandie probablement la 1re Eco-Région de France.

Les Normands perdraient beaucoup en accordant leur confiance à d’autres. Alors oui, même si je ne suis pas candidat, je suis un soutien inconditionnel de Nicolas Mayer Rossignol.

Je ne m’exprimerai pas sur l’avenir du Havre, car j’aurai l’occasion de le faire après la campagne des régionales, mais le fait d’avoir placé une Havraise Oumou Niang en deuxième position sur sa liste, Lire la suite

Christophe Bouillon et Catherine Troallic (PS) « Agir et choisir pour ne pas subir » – Tribune dans Paris Normandie

Paris Normandie du 23-10-2014 « Tribunes et Opinions »
http://www.paris-normandie.fr/detail_article/articles/1710604/c-bouillon-c-troallic-agir-et-choisir-pour-ne-pas-subir#.VEkGPPmsWSp

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Christophe Bouillon et Catherine Troallic, députés de Seine-Maritime et membres de la commission spéciale sur la transition énergétique

Cette loi engage notre pays sur la voie de l’excellence énergétique et environnementale : diminution de notre consommation énergétique de 50% à horizon 2050 ; diversification de notre bouquet énergétique en développant les énergies renouvelables (éolien, hydrolien, biomasse, solaire, géothermie, énergies marines) et réduction de la part du nucléaire dans la production d’électricité. Cette loi permet au pays de répondre à trois urgences : urgence écologique en préservant la qualité de l’air et en limitant nos émissions de gaz à effet de serre ; urgence économique en diminuant notre facture énergétique, en réduisant nos importations et en créant des emplois non délocalisables; urgence sociale en améliorant le pouvoir d’achat et en luttant contre la précarité énergétique qui touche 1 Français sur 5.

La moitié de l’énergie consommée en France est le fait des logements et des immeubles. Isolation et protection sont les maîtres mots de notre action. Isolation des bâtiments d’abord. Les logements très mal isolés ne pourront plus être loués. Chaque année, 500.000 logements seront rénovés et d’abord ceux abritant des familles modestes. Protection ensuite, avec la mise en place d’un chèque énergie. Celui-ci aidera les ménages modestes à payer leurs factures d’énergies et/ou à faire des travaux d’isolation. Des mesures fiscales permettront aussi à certains contribuables de déduire jusqu’à 30% du montant de leur facture de travaux d’isolation. Les Régions pourront également participer à la rénovation des logements en se substituant aux propriétaires par le biais de société dites de « tiers financement ».

Sur les transports, la loi fixe plusieurs objectifs ambitieux : 50% des véhicules acquis par le secteur public devront être électriques ou hybrides rechargeables ; 10% de moyens de transports publics devront fonctionner avec des énergies renouvelables en 2020. Le gouvernement s’engage à déployer près de 7 millions de points de charge électrique d’ici 2030. De même, la loi prévoit la mise en place d’une prime à la conversion de vieux véhicules diesel et polluants et bonus sous condition de ressources pour l’achat d’un véhicule électrique. Ces aides pourraient atteindre jusqu’à 10.000€. Elus d’un territoire industriel, maritime et portuaire, nous savons que le trafic routier n’est pas le seul à émettre des polluants atmosphériques mais il en représente une part importante et en croissance. C’est pourquoi le développement du report modal, du fret fluvial et ferroviaire inscrit dans le texte est un impératif. Il doit à présent se traduire concrètement avec la mise en chantier des premières phases de la Ligne Nouvelle Paris-Normandie et au travers des Contrats de plan État-Région qui programment les grands investissements pour les années à venir. Prévention et action, la loi marche sur ses deux jambes. Elle favorise le développement de solutions de déplacements partagés (autopartage, covoiturage, transports en commun et intermodalité). Elle autorisera également les élus à restreindre la circulation et à interdire -en cas de forte pollution- à certains véhicules de rouler. De bonnes pratiques existent déjà. Il faut à présent généraliser leur mise en oeuvre. Lire la suite